La Compagnie financière Edmond de Rothschild inaugure son bureau lillois

Publié dans l'édition Nord N. 8352 par

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Ouvert depuis un an dans le Vieux- Lille, ce bureau est dirigé par Edouard Herbo et Anthony Wattine, épaulés par deux assistants. Il a pour fonction de servir de tête de pont aux nombreux spécialistes que comprennent les services de gestion de fortune et de banque d’affaires de la compagnie basés à Paris.

 Comme ces services, le bureau de Lille s’adresse à la clientèle des personnes fortunées, des associations ou des fondations, titulaires d’un patrimoine d’au moins un million d’euros. Mais l’une de ses particularités est de s’adresser en premier lieu à la clientèle des entrepreneurs, nous a fait savoir Patrice Dordet, directeur de la clientèle privée de la compagnie.

A côté des services classiques de banque privée (gestion de portefeuille, gestion sous mandat, ingénierie patrimoniale), la compagnie exerce en effet toute une activité de banque d’affaires : évaluation d’entreprises, transmission, capital-développement, fusion acquisition, rachat d’une entreprise par ses salariés. “C’est là où réside notre valeur ajoutée”, souligne Patrice Dordet. Dans les différentes expertises que réunit la compagnie, qui lui permettent d’accompagner une cession de A à Z, mais aussi dans les synergies qu’elle peut faire jouer entre gestion d’actifs et gestion de fortune grâce aux liens entre les équipes chargées de ces secteurs.

 Lille est le septième bureau ouvert par la compagnie en province après Bordeaux, Lyon, Marseille, Nantes, Strasbourg et Toulouse. Une septième place surprenante pour un territoire fertile en créations d’entreprise mais que Patrice Dordet explique par le temps nécessaire pour trouver les représentants locaux en adéquation avec la culture de la compagnie. Le nouveau bureau ne répond pas moins à la stratégie lancée en 2000 à Bordeaux. A savoir cultiver la proximité avec les économies régionales pour détecter le plus tôt possible les projets de cession d’entreprises, avec pour objectifs de parvenir à 50 millions d’actifs gérés après la première année de fonctionnement, 100 millions après la seconde ou la troisième, comme cela a souvent été la cas avec les autres implantations en province.