Du nouveau dans la déco

“Les murs parlent” mettentdes lettres sur les murs !

Publié dans l'édition Nord N. 8360 par

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Les lettres, l’écriture… elle les conna î t bi en, E m m a n u e l l e Mor ice. Cet t e rédactrice de mode et de déco aime jouer avec les mots depuis longtemps. Plusieurs commandes liées au thème de l’agencement lui font découvrir le métier de la conception et de la fabrication sur mesure. Avec ses interlocuteurs chefs d’entreprise, elle apprend la réalité du métier : le process de fabrication, les possibilités de création, le sur-mesure. En janvier 2010, Olivier Dossin, responsable de la société Gabarit, installée à Saint-André-lez-Lille depuis 1995, lui propose de travailler sur la communication de l’entreprise et le développement client. “Il venait de faire un très gros investissement dans une machine à découpe numérique. Mais elle n’était pas encore suffisamment exploitée. J’ai donc cherché comment mieux l’utiliser”, explique la créatrice. C’est en croisant son intérêt personnel pour la déco et le savoir-faire si précis de cette nouvelle machine qu’elle a trouvé le f ilon : fabriquer des lettres décoratives. Mais pas n’importe comment : sur mesure, de grand format (trois tailles), avec des typos précises et originales (cinq différentes, conçues par un studio de création lillois) et avec des f initions différentes (sept, dont la tôle damier, notre coup de coeur). Résultat : plus de 7 200 références sont disponibles, avec les 26 lettres de l’alphabet, les 10 chiffres et les 10 caractères spéciaux (arobase, esperluette, etc.). Emmanuelle Morice a organisé son offre en package, avec 18 kits coup de coeur (Nu, Yes, Miam, etc.), des séries limitées à 50 exemplaires, des mots à personnaliser. Et des prix accessibles aux particuliers comme aux entreprises, selon les tailles, le nombre de lettres, la typo et la finition souhaitée. “Il y avait un vide entre les lettres adhésives que l’on voit partout, plutôt bas de gamme, et les enseignes, très chères. Nous nous situons entre les deux, avec la spécificité du sur-mesure”, explique la responsable client et communication qui positionne ses produits plutôt sur le haut de gamme. Elle vise le grand public mais aussi les entreprises, les architectes et tous ceux qui travaillent de près ou de loin dans la déco intérieure. Olivier Dossin est ravi : “Ce projet n’était pas viable tout seul. Ça n’aurait pas été rentable s’il avait fallu acheter la machine. C’est une activité parallèle, avec une nouvelle clientèle, qui nous amène une nouvelle vision mais qui reste en cohérence avec notre métier.”

Utiliser les mots. Pour se faire connaître, la responsable de la communication a fait son métier : elle a fait réaliser un site web, e-boutique (www.les-murs-parlent.fr), avec un simulateur de composition (“qui n’existait pas et qu’il a fallu créer”, préciset- elle). Un investissement de 30 000 euros, référencement compris. Avec une page Facebook et un blog en plus, pour être au fait des réseaux sociaux comme il se doit aujourd’hui pour toute entreprise “branchée”. Emmanuelle Morice a pu bénéficier – “par hasard, parce qu’on avait un audit de la CCI chez Gabarit”, précise-t-elle –, d’une aide financière de la CRCI pour les entreprises qui développent une activité web sur des cibles différentes (“Action compétitivité des PME par les TIC”, à la CRCI). “Moi qui m’étais épuisée à rechercher des subventions, même auprès de prestataires spécialisés…” ajoute-t-elle en regrettant le manque d’informations et de communication de ces instances spécialisées dans le financement. Un regret vite oublié après la création des premières lettres et des premières commandes. Dans le jardin, la cuisine, la salle de bains, le salon, le bureau, et même les bureaux, tous les murs peuvent se mettre à parler ! Il n’y a pas que les mots pour le dire…