ENTREPRENDRE

Une activité qui prendde l’ampleur

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8361 par

Créées il y a un an et demi à Bajus (entre
Bruay-la-Buissière et Saint-Pol-sur-Ternoise),
les Ecuries du Bajuel s’agrandissent. Cet été,
dix boxes et surtout un manège vont entrer en
service. La petite entreprise d’Adeline Masselot
poursuit son bonhomme de chemin.

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Les Ecuries du Bajuel ont vu le jour en novembre 2009. Monitrice équestre depuis 2002, Adeline Masselot est passionnée de cheval depuis toute petite. Travaillant au contact des équidés par vocation, elle a choisi de lancer son propre centre après avoir oeuvré dans diverses structures : “J’ai acquis de l’expérience, mon parcours s’est révélé très formateur. Le moment était venu de passer à autre chose et de songer à créer ma propre activité. Je peux ainsi organiser les choses à ma façon.” Entretien des animaux et des boxes, cours d’équitation, en plus de la partie administrative, la jeune femme est au four et au moulin, gérant son affaire de main de maître. Fonctionnant seule, les journées démarrent tôt, se terminent tard. Gérer un centre équestre réclame une énergie débordante et un sens inné de la planification des tâches. “J’ai la chance d’être soutenue par la famille, mon époux, mes parents et beaux-parents sont très présents. C’est indispensable pour garder une motivation intacte”, précise-t-elle.

Installées dans un cadre aussi verdoyant que vallonné, les Ecuries du Bajuel ont suscité un vif intérêt dès leur installation, à tel point qu’aujourd’hui, elles comptent pas moins de 140 licenciés : “Les choses ont évolué positivement. Nous sommes en avance sur nos objectifs initiaux car nous tablions à l’origine sur 80 licenciés. Hormis un peu d’affichage et des flyers, nous n’avons pas consacré trop de moyens aux aspects promotionnels. Toutefois, la porte ouverte de septembre a attiré du monde. Fort de ce succès, nous allons renouveler l’événement le 18 septembre prochain. Au bout de presque deux ans, je ne regrette absolument rien”, souligne Adeline Masselot. Cette dernière a développé un esprit maison, un club familial, emprunt de bonne humeur et où les éléments les plus confirmés n’hésitent jamais à conseiller et aider les débutants.

Des perspectives de développement

Dans un secteur rural, cette activité tournée vers les loisirs est venue incontestablement répondre à une demande. Parmi les usagers du centre, on recense beaucoup d’enfants, d’une moyenne d’âge de 10 ans. “J’ai adapté mon travail à la clientèle. En plus de l’école d’équitation et de la pension, je propose des stages d’une journée lors des vacances scolaires ; nous préparons aussi des goûters d’anniversaire”, explique Adeline Masselot.

Les licenciés étant majoritairement jeunes, on recense plus de poneys (ils sont une quinzaine, ndlr) dans le club que de chevaux. L’objectif à terme est de rééquilibrer et de diversifier les efforts en direction des adultes. Il existe dans ce sens un réel potentiel et la maîtresse des lieux en est intimement convaincue : “Le souhait reste de conforter l’existant mais aussi de toucher un public d’ adultes. Les plannings des samedis et mercredis sont complets. Il y a des plages horaires réservés aux adultes mais on peut aussi envisager des créneaux supplémentaires à d’autres instants de la semaine. Pour trouver de nouveaux débouchés, de nouveaux investissements sont réalisés actuellement.”

Un manège et des boxes

En effet, le manque de place commençant se faire ressentir, dix nouveaux boxes destinés à des équidés de grande taille vont s’ajouter prochainement à ceux déjà en place. Parallèlement, un club house destiné aux enfants et un manège seront également aménagés. Le tout sera abrité dans un bâtiment de 600 m² qui est en passe d’être achevé.

Le chantier bientôt terminé, l’entreprise va franchir une étape importante dans sa jeune histoire. Le manège, complément idéal de la carrière, va permettre de travailler sereinement même en cas d’intempéries et cette évolution va incontestablement renforcer l’attractivité du centre équestre. Dans un secteur géographique qui s’apparente à un véritable poumon, Adeline Masselot réfléchit également à la possibilité de développer des produits touristiques ; les chemins vicinaux étant légion, ils sont propices à de longues balades. De quoi séduire les amoureux d’équitation et de la nature.