Cambrésis : Lestringuez investit

Showroom et atelier à l’horizon 2012

Publié dans l'édition Nord N. 8366 par

Vous devez être connectés pour visualiser cet article

Ces lieux, en bordure de la D643, s’appellent Le Bout des Dixneuf. Pour l’instant, à proximité du nouveau rond-point, seule la récente ruche départementale d’entreprises de Beauvois-en-Cambrésis accroche le regard. Mais début 2012, si tout se passe comme prévu, l’entreprise familiale et locale Lestringuez, spécialisée dans la vente de camping-cars et de caravanes, devrait avoir mené à bien un ambitieux projet. Sur 14 700 m2, elle envisage de réaliser un showroom comprenant 1 500 m2 couverts ainsi qu’un espace à l’air libre, le tout entièrement dédié aux camping-cars. En développant le choix et en améliorant leur présentation. Paul Lestringuez, l’actuel dirigeant, un des fils du fondateur, Charles, explique que ce serait le plus grand du genre au nord de Paris. Il espère que la situation géographique de la nouvelle agence, proche des grands axes, dont le nouveau contournement sud de Cambrai, étendra la zone de chalandise. Elle permettra, en tout cas, dans un premier temps de soulager l’actuel siège, tout proche, où l’entreprise est confrontée à un évident problème de place. Les camping-cars seraient déplacés sur le nouveau site et les caravanes installées de l’autre côté de la route. “On verra ainsi à nouveau la façade”, constate en souriant le dirigeant.

Le camping-car a pris le dessus. Le métier de la société familiale, c’est donc la vente de camping-cars, de caravanes, de matériel de camping et de leurs nombreux accessoires. Du neuf et de l’occasion. Aux débuts de l’entreprise, à partir du milieu des années soixantedix, la caravane a constitué le produit phare. Lestringuez a ainsi démarré comme concessionnaire du fabricant régional Sterckeman. Mais depuis une quinzaine d’années, explique Nicolas Lestringuez, 38 ans, petit-fils du fondateur et directeur général adjoint depuis le 1er avril dernier, le camping-car a largement pris le dessus. D’où le projet. “Le papy-boom, le pouvoir d’achat des jeunes retraités, l’évolution des goûts ont fait baisser les immatriculations de caravanes. Les chiffres 2010 de la profession le démontrent : entre 18 000 et 19 000 camping-cars neufs immatriculés, 33 000 d’occasion, pour environ 10 000 caravanes, même si elles ont conservé leurs fidèles…” Il estime, et c’était un autre encouragement à investir, que le marché du loisir et des vacances a plutôt bien résisté à la crise économique. Précisons que si Lestringuez a abandonné le mobil-home, c’est en raison des évolutions réglementaires concernant leur implantation.

Un nouvel atelier est prévu. Début avril, la phase administrative (achat du terrain, instruction du permis de construire) de ce projet était bien avancée. En principe, les travaux devaient démarrer en mai et l’ouverture était prévue pour le premier trimestre 2012. L’investissement est évalué à 1,5 million d’euros, entièrement financé par l’entreprise qui pourrait toutefois bénéficier d’aides liées notamment à la zone de restructuration de la défense. C’est la communauté de communes qui réalisera les VRD (voiries et réseaux divers).

Nicolas Lestringuez précise qu’un autre projet va être réalisé, moins spectaculaire mais tout aussi important : “A côté du siège de Beauvois, un atelier général et un service après-vente vont être construits en parallèle, afin d’améliorer l’accueil de notre clientèle ainsi que les conditions de préparation des véhicules et de travail du personnel. L’atelier historique de Caudry sera supprimé. Ce sera un regroupement tout ce qu’il y a de plus rationnel.”

Une entreprise indépendante. Si l’entreprise a dénombré jusqu’à sept points de vente dans les années quatrevingt, la SAS Lestringuez (SA entre le milieu des années soixante-dix et 2010) en compte aujourd’hui quatre : le siège à Beauvois-en- Cambrésis, avec magasin et hall d’expo ; une agence dans la zone commerciale de Louvroil, près de Maubeuge (un hall et un parc) ; et deux autres agences dans la métropole lilloise, à Seclin et Lesquin. L’ensemble représente 45 emplois.