Adictiz amorce son décollage grâce à Paf le Chien

Publié dans l'édition Nord N. 8372 par

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Neuf millions d’internautes et de mobinautes jouent à Paf le Chien. C’est avec une certaine stupéfaction que Charles Christory évoque l’idée à partir de laquelle ce jeu en ligne a été développé. “C’est au cours d’un échange entre amis, se souvient le jeune dirigeant d’Adictiz. On s’est dit qu’on allait créer un nouveau jeu. On a fait un brainstorming et puis vient l’idée de mettre un coup de pied dans les fesses d’un chien pour l’envoyer le plus loin possible. Nous trouvons l’idée un peu loufoque et délirante. Et on se dit ‘Pourquoi pas, tentons !’” Charles Christory et ses amis vont décider d’aller au bout de cette “idée un peu loufoque”. C’est ainsi que va naître Paf le Chien lancé en septembre 2009. L’appellation “Paf le Chien”, décisive dans le succès du projet, viendra ensuite. L’application pour smartphone développée autour du jeu a dépassé aujourd’hui le million de téléchargements.

Une centaine de jeux développés. Adictiz, agence de réseau social de marque avait cependant été créée bien avant le développement de “Paf le Chien”. “C’est à partir de ce jeu que notre société a pris son envol”, reconnait Charles Christory. La TPE fait métier de faire connaître les marques au travers de jeux en ligne et sur réseaux sociaux. Le développement dans cette activité est conditionné par la capacité à générer du trafic sur Internet. “C’est ce qui nous manquait au départ. Il y avait de bonnes choses sur la communauté que nous avions rassemblée. Mais il fallait d’autres jeux beaucoup plus attractifs tel Paf le Chien. En un mois nous avons attiré sept millions de personnes sur ce jeu sans dépenser un euro. La raison de ce succès c’est qu’en jouant ce sont de vraies personnes qui se confrontent l’une contre l’autre.”

Adictiz emploie aujourd’hui une vingtaine de salariés à EuraTechnologies, crée ses propres jeux et accompagne les marques dans la création de leurs jeux. La TPE en a développé une centaine. Charles Christory anticipe pour 2011 un chiffre d’affaires multiplié par trois. Aux porteurs de projet qui pensent à se lancer, le jeune ingénieur diplômé de l’Iteem a un conseil : “Bien s’entourer et le plus important, croire en ce que l’on fait.”