FLORACOS

Faire pousser des concepts innovants…

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8379 par

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Le gazon synthétique, un sujet que Sébas t ien Dumur et Pascal Harel maîtrisent sur le bout des doigts. Les deux hommes ont longtemps travaillé au sein du leader mondial en la matière, Fieldturf Tarkett (Auchel). Ils ont occupé diverses fonctions, comme product manager et directeur de site pour Pascal Harel, responsable de laboratoire puis de production pour Sébastien Dumur. “Depuis un long moment déjà, je songeais à quitter la société pour m’installer à mon compte, explique ce dernier avant de poursuivre : Il existait une forte demande, notamment des particuliers. Il y avait une niche dans laquelle il fallait s’engouffrer. J’en ai parlé à Pascal Harel et il partageait mon ambition, nous avons donc décidé de nous lancer dans un projet commun.”

Les deux cogérants de Sol’n style ont quitté Fieldturf Tarkett dans la sérénité et ils ont créé un concept peu courant dans la moitié nord de la France.

Miser sur la R et D… L’activité de Sol’n style s’articule autour de trois grands pôles. Le premier concerne la vente et la pose de gazon synthétique et dans ce domaine, le tandem vise les particuliers, qui constituent à ce jour l’essentiel de la clientèle, mais aussi les bailleurs sociaux et les collectivités locales. La société cauchoise intéresse les professionnels. Ainsi, récemment, elle a été sollicitée pour réaliser des logos en gazon. “C’est une matière qui se travaille facilement, on peut obtenir toutes les formes souhaitées. A titre d’exemple, le Stade toulousain, club de rugby, nous a demandé de réaliser son logo et de l’installer sur la pelouse du stade”, précise Pascal Harel. Le gazon synthétique plaît car il s’agit d’un produit peu répandu et contemporain, qui trouve sa place sur un balcon, une terrasse, à côté d’un Spa ou d’une piscine. Il est agréable de le fouler pied nu. Il se pose en intérieur et en extérieur, sur le sol, sur les murs et même sur le toit ! De multiples teintes existent. “Les commandes varient. On peut nous demander de couvrir 1 m² comme un city stade de 1 000 m²”, ajoute Sébastien Dumur. A ce sujet, notre duo a lié des contacts et collabore avec d’autres entités. “Nous avons noué un partenariat avec un architecte designer béthunois. Il utilise du composite et nous planchons sur des aménagements communs. Nos profils se complètent. A terme, nous souhaiterions nous rapprocher de pépiniéristes, voire des paysagistes, et poursuivre dans une logique identique, c’est-à-dire en totale complémentarité”, confie Sébastien Dumur.

Le second pôle porte sur la recherche et développement, un secteur sur lequel Pascal Harel et son acolyte souhaitent concentrer leurs efforts af in d’innover sans cesse. “L’innovation reste le maître mot de notre projet. Nous voulons nous inscrire dans le qualitatif et demeurer dans le haut de gamme. Il existe des imperfections à gommer pour rendre les produits encore plus performants mais aussi plus écologiques. Nous avons consenti de lourds investissements pour acquérir une machine pour assurer nos développements”, explique Pascal Harel.

Rénover le parc existant. D’investissements conséquents, il est également question pour aborder le troisième pilier du métier de Sol’n style qui consiste aussi à proposer des services de rénovation et d’entretien d’aires de gazon synthétique. De nombreux terrains de ce type ont vu le jour il y a huit/dix ans, et aujourd’hui se pose la question de leur vétusté et remise en état. “Nous avons les outils nécessaires pour réparer ces espaces qui souvent ont vécu. En général, le granulat noir se trouve en surface et le vert a presque totalement disparu. Nous proposons de donner une seconde jeunesse à ces terrains, notre site pilote est le stade Jean-Pierre-Papin de Lesquin.”

Sol’n style a ouvert ses portes au printemps dernier. Il aura fallu presque un an tout rond pour mener à bien les démarches. Durant leur parcours, les intéressés ont pu s’appuyer sur la boutique de gestion Espace, la plate-forme Artois initiative ou encore la CCI. Au fil des mois, Sol’n style commence à faire parler d’elle et les deux associés sentent qu’ils se situent sur un champ offrant de nombreuses perspectives.