“La crise doit nous permettre deréfléchir autrement sur l’entreprise”

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8377 par

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La Gazette. C’est la deuxième édition de la Cap Cup. Quel bilan tirez-vous par rapport à l’an dernier ?

Rémi Empisse. C’est tout aussi positif que l’an dernier. Nous sommes très satisfaits de ce week-end. Le programme était très riche ; les associations et les activités, nombreuses. Nous avons pu susciter des échanges très enrichissants avec les partenaires, les clubs et les membres des associations. L’objectif principal de cet événement était de pouvoir réunir sur un même endroit, à un même moment, les acteurs des mondes économique, sportif, culturel, artistique et institutionnel. Nous débrieferons prochainement entre nous afin d’améliorer la trosiième édition.

Le CBC s’affirme comme un acteur événementiel important du Calaisis. Comment avez-vous travaillé avec les partenaires locaux pour le devenir ?

Tout d’abord, il est important de préciser que nous sommes une association et que nous ne sommes pas des spécialistes de l’événementiel ! Nous essayons avec énergie de mettre en oeuvre des actions afin d’aider à la mise en lumière de notre territoire qui déborde de compétences et de talents. Il n’a pas été évident de mobiliser les entreprises et les institutions en cette période mais nous avons eu une écoute attentive de nombreux chefs d’entreprise et d’acteurs de la Côte d’Opale. Bon nombre ont répondu instantanément à notre sollicitation et 40 entreprises ont sponsorisé la Cap Cup Junior, ce qui est déjà en soi une belle réussite !

Quel a été le degré d’investissement des partenaires de la Cap Cup ?

Les investissements financiers, matériels et humains ont été importants. Le budget de la Cap Cup était ambitieux. Les sponsors ont tous, à leur niveau, contribué à l’équilibre financier. Les prestataires, les adhérents du CBC et les bénévoles des associations ont oeuvré d’arrache-pied, bien au-delà des simples chiffrages. Le succès d’un tel événement ne tient d’ailleurs bien souvent qu’à l’investissement de personnes dévouées.

L’événement s’est fait majoritairement grâce aux entreprises. Est-ce par souci d’indépendance ou par nécessité ?

L’idée de base est de mobiliser le monde économique. De nombreux adhérents du CBC s’impliquent en plus de leurs responsabilités quotidiennes dans leurs sociétés. Il est temps de changer l’image des entreprises. La crise économique impacte fortement l’économie locale et nous ne pouvons rester inactifs. Cette crise est aussi une période d’opportunité car elle doit nous permettre de réfléchir autrement sur l’entreprise. Nous devons imaginer de nouvelles méthodes de management, innover d’avantage, favoriser l’épanouissement personnel des salariés. Bref, nous devons agir favorablement pour nos territoires car nous en sommes des acteurs importants. Nous ne pouvons pas tout attendre des pouvoirs publics. Nous avons notre part de responsabilité, à la fois comme dirigeants mais aussi comme simples citoyens. Voilà pourquoi il est important que le financement de ce type d’événement soit majoritairement dû à l’investissement financier des entreprises. Mais il est avant tout primordial que les personnes s’investissent humainement dans ce genre de manifestation.

A quoi doit-on s’attendre pour la troisième édition ?

On va d’abord respirer… Il semble que la Cap Cup est un bel événement et qu’elle a du sens puisque nombreux sont ceux qui veulent qu’elle perdure. Nous devons avant tout trouver les ressources et l’énergie nécessaires pour qu’une troisième édition voie le jour. Peut-être faut-il croire à une Cap Cup tous les deux ans…

Que fera le CBC d’ici l’an prochain ?

Nous avons les repas mensuels du CBC le deuxième mardi de chaque mois. Pour le reste, nous ne pourrons pas organiser des événements d’une telle envergure tous les six mois.