Sellerie de Bergues

Un programme à la cartepour les artisans

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8377 par

La Chambre des métiers et de
l’artisanat (CM AR) et le Pays du
Ternois ont signé le 4 juillet
dernier une convention, scellant
un partenariat portant sur deux
dispositifs intitulés Dev’com+
et RH+. Deux outils qui
doivent développer et renforcer
l’attractivité artisanale du
Ternois.

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Le Pays du Ternois (5 intercommunalités pour 104 communes) et la CMAR travaillent depuis de longues années déjà en étroite collaboration. Dans un territoire où on dénombrait 550 entreprises artisanales réparties sur 104 communes en 2008, soit une densité supérieure à celle enregistrée sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, il ne pouvait en être autrement. Les élus ont lancé une politique volontariste pour stimuler cette branche d’activité et divers éléments ont été déployés dans ce sens. “Nous proposons depuis quelques semaines, via Boutic, un programme d’initiation et de perfectionnement à l’informatique et à l’usage des nouvelles technologies. Nous avons aussi avancé en matière d’alternance, permettant une coordination entre les professionnels. La CMAR s’est aussi impliquée au sein du plan climat territorial du Ternois. Par ailleurs, une réflexion doit être menée dans les prochaines semaines, relativement aux opportunités économiques que représenterait l’OPAH, qui devrait se mettre en place à l’échelle du Pays en 2012”, a rappelé Claude Bachelet, président du Pays du Ternois. Alain Griset, président de la CMAR Nord-Pas-de-Calais, Claude Bachelet et Marc Bridoux, président de la communauté de communes du Saint-Polois, ont franchi une étape supplémentaire dans ce long et constructif partenariat en signant une convention marquant le déploiement de deux nouveaux processus, nommés Dev’com+ et RH+.

Deux programmes. Le premier concerne bien entendu le développement commercial et il a été présenté par Alain Griset. “Dev’Com + est un programme qui, comme son nom l’indique, a été mis en place pour travailler sur le développement commercial. Il s’agit d’améliorer le chiffre d’affaires ou la rentabilité mais aussi accompagner l’entreprise amenée à se développer. Il ne s’agit pas d’une image d’Epinal mais le chef d’entreprise artisanale, accaparé par ses multiples fonctions, ne dispose pas du temps nécessaire – ou, parfois, ne prend tout simplement pas le temps de se poser – pour se pencher sur cette question pourtant essentielle.” Trois niveaux d’accompagnement s’appliquent selon la situation de l’entreprise ou l’objectif qu’entend remplir le chef d’entreprise. Le premier niveau correspond à une analyse de l’activité pour les entreprises qui souhaitent faire le point. Le second s’attache à réfléchir sur une augmentation de la rentabilité pour les sociétés qui souhaitent développer leur activité. Enfin le troisième s’évertue à plancher sur le développement du potentiel de l’entreprise, pour celles qui ont des projets de développement au national ou même à l’international, une évolution que l’on rencontre d’ailleurs de plus en plus souvent comme cela a pu être constaté lors des rendez-vous experts qui se sont tenus à la mi-juin.

Soutien financier du Pays du Ternois. L’action RH+ intervient bien évidemment sur les ressources humaines. Elle entend donner aux entreprises les moyens de se doter d’une équipe compétente sur laquelle s’appuyer afin de faire face à l’environnement en constante mutation des entreprises : réglementation de plus en plus lourde, concurrence agressive, clientèle exigeante. Là aussi, la déclinaison de l’aide s’opère sur trois degrés. Le niveau “découverte” s’adresse aux petites entreprises, sans que ce terme soit péjoratif. Le niveau “professionnalisation” a été pensé pour les entreprises qui utilisent déjà des outils de gestion du personnel. Enfin, le niveau “stratégie” a été créé pour celles qui ont déjà une politique de gestion du personnel. “RH+ et Dev’com+ concourent à améliorer l’organisation interne des entreprises du point de vue du personnel et à faire connaître leur savoir-faire”, a constaté Claude Bachelet. Au travers de la convention, le Pays du Ternois et ses élus se sont engagés à prendre à leur charge un tiers des coûts d’inscription, l’aide financière allant de 115 à 385 euros. “A l’échelle du Nord- Pas-de-Calais, notre territoire est le seul à procéder de la sorte. Preuve que le Ternois souhaite accorder une attention particulière au maintien mais surtout au développement de son tissu artisanal”, a précisé Marc Bridoux. A titre indicatif, le Pays et la CMAR souhaitent par ce biais accompagner 18 entreprises pour l’année 2011.