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Un outil au service dela dynamique économique locale

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8387 par

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Créée il y a 26 ans et rayonnant sur l’arrondissement de Béthune, Artois initiative encourage l’émergence des projets de création ou de reprise d’entreprise, en accordant des prêts d’honneur. Parallèlement, la plate-forme d’initiative locale gère aussi les centres d’affaires d’Artois comm (communauté d’agglomération de l’Artois), qui présentent un taux d’occupation tournant autour de 72 %.

Au fil du temps, l’association, présidée par le Bruaysien Pierre Moreau et dirigée par Pierre Maerten, est devenue un rouage incontournable du paysage économique local. Depuis sa genèse, Artois initiative a mis le pied à l’étrier de plus de 900 repreneurs et créateurs.

Lors de l’assemblée générale qui s’est tenue cet été, Pierre Maerten a rappelé que pas moins de 100 porteurs de projet se sont vu attribuer un prêt d’honneur, allant de 2 000 à 7 600 euros (par rapport à 2009 l’activité progresse car 85 dossiers avaient à l’époque reçu un avis favorable).

L’octroi de ces coups de pouce financiers correspond à la création ou à la reprise de 85 entreprises, représentant un poids de 161 emplois.

Taux de pérennité élevé. Il convient de remettre ces chiffres en perspective et d’ajouter que l’engagement d’Artois initiative auprès d’un créateur potentiel permet d’effectuer un effet levier auprès des banques, selon un rapport de 1 à 10. Ainsi, elle a engagé une somme de 351 600 euros en 2010 (370 600 euros en 2009) à laquelle il convient d’associer 3,5 millions d’euros de financements bancaires, injectés directement dans l’économie locale. Il faut également mentionner que 60 prêts Nacre et 68 dans le cadre du dispositif Germinal ont été accordés.

Pour un créateur potentiel, un soutien d’Artois initiative rime avec crédibilité. Pour s’en persuader, il suffit de se plonger dans les statistiques et jeter un regard sur le chiffre correspondant au taux de pérennité : à quatre ans, il atteint 91% et à dix ans, il se maintient à 83%. Ces résultats se révèlent supérieurs aux moyennes nationale et régionale.

A noter également que 77% des créateurs sont des demandeurs d’emploi et 38% sont des femmes.