Créer ou ne pas créer, telle est la question

Faire son trousur un terrain de connaissance

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8391 par

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Durant cinq années, Damien Mielczarek a assuré les dépannages pour le compte d’une enseigne qui vendait du matériel audio-visuel, hifi et électroménager, jusqu’à ce que celle-ci dépose le bilan. Cet événement malheureux a constitué une sorte de déclic et permis finalement au jeune homme de concrétiser une vieille envie : créer sa propre entreprise en restant dans le même domaine d’activité, un sujet qu’il maîtrise sur le bout des doigts. “Ce choix correspond à la réalisation d’un projet qui me trotte dans l’esprit depuis longtemps. J’ai pu, ces dernières années, emmagasiner de l’expérience. De plus, un climat de confiance s’est instauré avec les clients chez qui j’intervenais et ils m’ont encouragé à ouvrir ma propre société. Cette demande a fini par me convaincre. Je voulais m’installer sur Marlesles- Mines car j’étais connu sur ce secteur et il existe dans un rayon d’une quinzaine de kilomètres une demande à satisfaire”, souligne Damien Mielczarek. Du haut de ses 25 ans, il estime avoir atteint le bon âge pour tenter l’aventure et avoue apprendre chaque jour.

Les diverses démarches précédant l’installation ont duré de juillet 2010 à avril 2011, plusieurs mois durant lesquels il aura fallu effectuer une étude de marché, trouver des fournisseurs, un local, se former à la comptabilité et à la gestion…

Le choix de la franchise.J’ai opéré avec méthode. Quand on démarre, il faut être conseillé et savoir par quel bout prendre les choses. J’ai été aidé durant mon parcours par la boutique de gestion Espace, qui m’a aiguillé. Artois initiative m’a aussi suivi en m’octroyant un prêt d’honneur. Etant demandeur d’emploi, j’ai également bénéficié d’un prêt Nacre. Parallèlement, j’ai contacté Pro et Cie, leur discours m’a plu et nous avons décidé de travailler ensemble. Concernant le bâtiment, je passais chaque jour devant. Auparavant, il était occupé par un toiletteur pour chien. Une fois le bail signé, j’ai réalisé quelques travaux et au total, je dispose d’une surface de 60 m². Enfin, j’ai dû aussi me constituer un stock pour débuter dans de bonnes conditions”, explique Damien Mielczarek. Le concept développé peut se définir comme un service de proximité, composé d’une partie vente et d’une seconde consacrée à la maintenance. La relation humaine se situe au centre des échanges et c’est de cette manière que le jeune homme tente de se démarquer de la concurrence, comme il le précise : “Les gens qui franchissent le seuil de la porte savent qu’ils vont trouver des produits de qualité car je vends uniquement du matériel de marque. Autre aspect, les personnes apprécient le dépannage sous 24 heures. La réactivité représente un atout important pour une petite structure telle que la mienne. Je reçois tous types de demandes de réparation, du lave-linge au réfrigérateur, en passant par la gazinière et jusqu’aux cafetières.

Apprentissage quotidien. En ce qui concerne le dépannage des téléviseurs, il travaille en lien avec l’un de ses pairs. “Nous nous sommes connus en formation et nous avons créé quasiment en même temps. Ainsi, nous nous soutenons mutuellement et cette solidarité va plus loin car il nous arrive de travailler ensemble dans certains cas.

La vie est rythmée par les événements et Damien Mielczarek a pu rapidement s’en rendre compte : la coupe du monde de rugby, la Fête des mères sont par exemple des périodes où la consommation augmente. Enregistrant des débuts prometteurs, le magasin s’est déjà trouvé des fidèles et, parmi eux, de nombreuses personnes âgées. S’il estime qu’il s’agit d’une bonne chose, Damien Mielczarek souhaite également attirer un public plus jeune. Pour ce faire, l’intéressé tente d’accroître sa notoriété, participant entre autres à des foires commerciales. Il s’agit bien entendu d’une étape essentielle pour pérenniser l’activité et, pourquoi pas, un jour s’agrandir…