les 26, 27 et 28 septembre

Protéger la biodiversité en région

Publié dans l'édition Nord N. 8484 par

Les deuxièmes Assises nationales de la biodiversité se dérouleront à Grande-Synthe les 26, 27 et 28 septembre prochains. Le palais du Littoral accueillera plusieurs centaines de personnes venues écouter les conférenciers Jean-Marie Pelt (botaniste-écologiste) ou Pierre Rabhi (philosophepaysan) et participer aux nombreux ateliers. Pour la région, c’est une excellente opportunité pour faire avancer la cause du développement durable.

 

D.R.

De gauche à droite : Jean Schepman, conseiller général, Damien Carême, maire de Grande-Synthe, Emmanuel Cau, vice-président de la Région, et Marcel Lefevre, vice-président de la CUD.

Ce n’est pas la première fois que Gr a n d e -Sy n t h e fait parler d’elle au plan national. Il y a 30 ans, le premier franc investi dans le développement social des quartiers a été dépensé ici. A la même époque, la première télévision locale y naissait. La ville, industrielle depuis l’installation d’Usinor il y a un demi-siècle, s’est prise d’affection pour l’environnement. Comme un pied de nez au destin, elle s’affirme comme un exemple légitime sur cette thématique après avoir été choisie comme Capitale française de la biodiversité à Tokyo en 2010. Les cantines scolaires sont intégralement passées au bio ; au pied des immeubles se développent des jardins ouvriers ; les espaces verts s’insèrent dans tous les quartiers de la ville (127m²/ habitant) ; le stadium du Littoral, inauguré l’an dernier, est équipé de panneaux solaires, thermiques et photovoltaïques, ainsi qu’une éolienne. A suivre, un écoquartier de 600 logements complètement passifs.

Penser global, agir local. Au programme de ces Assises, les problématiques d’“action contre le changement climatique comme moyen de limiter l’érosion des sols”, plusieurs tables rondes, ateliers et conférences finement ciblés : “La biodiversité à l’épreuve de l’engagement citoyen”, “Villes en transition, un concept novateur au service de la biodiversité”, “Renaturation d’anciennes friches industrielles”, “Les écosystèmes, ces biens économiques qui ne disent pas leurs noms “. Comment les faire figurer au bilan d’une collectivité ou d’une entreprise ? Ces réflexions peuvent-elles engendrer des actions suffisamment importantes pour sortir de la marginalité ? L’importance des enjeux et la taille des acteurs locaux donnent le tournis. Le vice-président du Conseil régional chargé de l’environnement, Emmanuel Cau, répond : “Ce n’est pas qu’une question de moyens financiers. Entre le pouvoir réglementaire et normatif et l’argent, je prend le premier.” Les Assises rassemblent les énergies de la Région Nord-Pas-de-Calais, du conseil général du Nord, de l’Ademe, de l’Agence de l’eau et de la communauté urbaine de Dunkerque qui réfléchit en ce moment à son schéma de cohérence territoriale (Scot). La Flandre-Maritime conservera- t-elle au moins 60% de sa surface non constructible ? La pression est forte. De son côté, Grande-Synthe a gardé la gestion de ses espaces naturels. Pour rappeler que biodiversité se conjugue avec proximité.