Salon de l’habitat et des énergies renouvelables à Bours

Une première qui en appelle d’autres

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8481 par

Le premier Salon de l’habitat et des énergies renouvelables du Ternois s’est tenu les 1er et 2 septembre à Bours. Un rendez-vous qui a servi à mettre en exergue le savoir-faire des artisans du cru.

Vous devez être connectés pour visualiser cet article

 

Dominique Ropital réfléchissait depuis quelques années à l’organisation de ce salon.

Dominique Ropital réfléchissait depuis quelques années à l’organisation de ce salon.

L’idée d’organiser un salon dédié à l’habitat et aux énergies renouvelables trotte dans l’esprit de Dominique Ropital depuis quelques années déjà. Gérant d’une entreprise de chauffage, sanitaire et d’électricité, ce dernier avait évoqué cette ambition, il y a un an et demi, avec Jérémy Leroy, patron du Kes West… L’objectif restant de proposer une manifestation, dans un lieu symbolique du territoire, synonyme de dynamisme. “Nous sommes de vieux amis. Je lui ai parlé de mon projet et il était favorable pour mettre une partie de son complexe à disposition pour concrétiser mon projet. Depuis le début d’année, nous avons travaillé à l’organisation de cet événement. Nous oeuvrons sur un secteur géographique marqué par la ruralité et nous devons montrer au public qu’il existe ici d’excellents professionnels pouvant répondre à leurs besoins. Cette opération est placée à la fois sous le signe commercial et de la communication. En effet, le public a constaté qu’il existe des services de proximité de qualité”, souligne Dominique Ropital.
Pour Jérémy Leroy, ce type de rendez-vous revêt une importance considérable à double titre. Tout d’abord, il permet de valoriser le territoire et de soigner son attractivité. D’ailleurs, en tant que dirigeant, ce dernier fait systématiquement appel aux savoir-faire locaux et, notamment, une grande partie des sociétés présentes lors du salon ont travaillé sur le chantier de la discothèque il y a quelques années.

Mobilisation forte. D’autre part, accueillir ce genre de manifestation favorise la diversification de l’activité de ce complexe de loisirs. “Le Kes West est une discothèque mais pas uniquement. Il existe aussi un espace dédié à la restauration et nous disposons aussi d’infrastructures nécessaires pour recevoir des séminaires d’entreprises, des conférences ou encore des événements familiaux”, précise Jérémy Leroy. Rapidement, d’autres chefs d’entreprise sont venus se greffer autour des deux hommes et un noyau dur s’est formé afin de mener à bien l’aventure. “Nous nous connaissons tous, nous avons donc pu avancer efficacement. Nous ne disposions pas d’un énorme budget mais chacun a apporté sa pierre à l’édifice, a mobilisé ses connaissances… Au total, nous avons fédéré autour de ce salon de nombreuses bonnes volontés. Ces derniers mois, nous avons coordonné notre action, on s’est réunis à plusieurs reprises. Tout était prêt pour ce premier week-end de septembre”, explique Dominique Ropital.

Plus de 1 000 visiteurs sont venus rencontrer les exposants.

Plus de 1 000 visiteurs sont venus rencontrer les exposants.

Pérenniser l’événement. Une douzaine d’exposants ont participé à cette grande première, intitulée la maison de A à Z. Des entrepreneurs du bâtiment, menuisiers, ferronniers…, mais aussi des spécialistes des énergies renouvelables ont participé aux échanges. Ainsi, la jeune entreprise pernoise DNELED, créée en début d’année, a pu présenter des solutions peu énergivores en matière d’éclairage. De même, pompes à chaleur, poêles à granulés, technologies solaires ont été mis en avant… L’espace info énergie a insisté sur l’importance de bien isoler son habitation et les représentants de l’Ademe et de l’Anah ont pu parler de la maison de demain, répondant aux normes BBC (bâtiment basse consommation).
A ce sujet, l’un des enjeux majeurs de ce salon fut d’expliciter la nouvelle réglementation thermique qui entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2013. “Si elle doit générer des économies d’énergie, cette évolution va engendrer forcément un coût sur les constructions nouvelles. Il faut renseigner les gens sur cet aspect et définir des pistes pour maîtriser les prix”, confie Dominique Ropital.
Cette première édition de la maison de A à Z a attiré sur deux jours plus de 1 000 personnes et les organisateurs ne s’attendaient pas à un tel engouement. Le coup d’essai s’est donc transformé en succès et le souhait est désormais de perpétuer l’événement pour en faire un temps fort commercial du Ternois. Dominique Ropital et son équipe ont construit des fondations solides et comptent se structurer à l’avenir. En effet, ils projettent de créer une association qui portera à bout de bras cette opération. Pour 2013, le salon devrait gagner en consistance, tout en gardant les fondamentaux déployés.