Au mont d’Ergny dans le Montreuillois

wpd implante un nouveau parc éolien

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8483 par

Développeur de projets et exploitant de parcs éoliens depuis dix ans sur le territoire français, la SAS wpd, filiale du groupe allemand wpd, est en train d’installer ses premières éoliennes dans le Pas-de-Calais, sur les hauteurs des communes de Bourthes et de Campagne-les- Boulonnais, dans le canton d’Hucqueliers. La production annuelle prévisionnelle des quatre aérogénérateurs (d’une puissance unitaire de 2,3 MW), qui va démarrer fin septembre, correspond à la consommation en électricité de quelque 9 000 foyers (hors chauffage).

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D.R.

Haut de 98 mètres, chaque mât d’éolienne va être coiffé d’une nacelle et de pales d’un diamètre de 70 mètres.

Ce nouveau parc a été racheté par wpd à un développeur, Intervent, qui a lancé le projet il y a neuf ans. Les quatre machines sont des Enercon E 70, dont le mât, haut de 98 mètres, est équipé de pales de 70 mètres de diamètre (soit une hauteur en bout de pale d’environ 135 mètres). Leur fabricant, l’Allemand Enercon, dans le métier depuis 1984, a construit plus de 19 000 éoliennes dans le monde (parmi lesquelles celles de la ferme géante de Fruges).

Des retombées économiques. Le chantier du parc éolien du mont d’Ergny valorise le tissu industriel local. Les composants d’éoliennes sont acheminés via le port de Dunkerque. Transport, montage et maîtrise d’ouvrage sont assurés par une quinzaine d’entreprises issues principalement du Nord-Pasde- Calais et de Picardie (Fondasol, Ménard, STPA, Bureau Veritas, Santerne…), tandis que la maintenance des machines est à la charge de quelque 20 techniciens d’Enercon basés à Fruges et à Villers-Bocage. “Sur une machine de 2,7 M€, ce sont 400 000 € qui sont injectés dans l’économie locale”, assure Guillaume Wendling, responsable environnement chez wpd. “Et on estime que chaque éolienne installée génère la création de quatre ou cinq emplois”, ajoute Yoann Payleville, ingénieur commercial d’Enercon.

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Les mâts sont constitués de 23 bagues en béton empilées, hautes de 3,80 mètres.

D’autres retombées sont attendues par les propriétaires des terrains d’implantation – l’emprise au sol d’une éolienne est d’environ 2 000 m² – et par les riverains impactés, mais aussi par les collectivités territoriales.
Concrètement, la gestion technique et commerciale du parc sera assurée par wpd windmanager durant la phase d’exploitation. Cette société du groupe wpd a été créée en 2011 pour garantir une optimisation de la production électrique.
Par ailleurs, cinq autres éoliennes sont exploitées directement par la société d’exploitation de Trippeleville, appartenant au groupe Enercon.