Site touristique des Etangs-des-Moines à Fourmies

Copalia veut développer les partenariats

Publié dans l'édition Nord N. 8494 par

Cette jeune société, dont les créateurs sont très attachés au Sud-Avesnois, gère depuis deux saisons la base de loisirs et le camping. Projet : travailler davantage avec les acteurs locaux du tourisme.

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D.R.

Maxence Lefebvre, gérant salarié (à gauche), et Etienne Simon, directeur technique… Deux créateurs, originaires du Sud-Avesnois, qui croient à l’avenir touristique de leur territoire. Ils ont concentré leur activité sur la gestion du site des Etangs-des-Moines.

La SARL Copalia a été créée en octobre 2009 à Wignehies par Maxence Lefebvre, éducateur sportif, diplômé en secourisme et sauvetage, et Etienne Simon, ancien marin pompier de la Marine nationale. Au départ, ils avaient deux intentions : réaliser des prestations de surveillance de lieux de baignade ou d’activités nautiques et proposer des formations au secourisme et à la prévention dans les entreprises et collectivités. Mais, en septembre 2010, un événement va modifier l’activité : la société remporte la délégation de service public du site touristique des Etangs-des-Moines, propriété de la ville de Fourmies qui souhaitait confier la gestion à un privé. «Une convention d’affermage a été conclue avec la ville pour six ans. Elle s’occupe des voiries, des toitures, du gros œuvre et nous de tout le reste, explique Maxence Lefebvre, gérant salarié. Ce gros marché, très prenant avec le camping et les animations, ajoute-t-il, nous a amenés à faire un choix : celui de nous concentrer entièrement au site touristique.»

 

Une base de loisirs développée. Deux saisons plus tard, le bilan que dresse Maxence Lefebvre est satisfaisant. Du côté de la base de loisirs, déficitaire à leur arrivée, ça va beaucoup mieux : «La première année, en 2011, les ‘consommations d’activités’ sont passées de 6 000 à 18 000 et, en 2012, on a atteint 21 000 !» Aujourd’hui, les deux créateurs sont salariés, Maxence Lefebvre en tant que gérant et Etienne Simon en tant que directeur technique. Onze saisonniers, en partie renouvelés, les secondent, avec des contrats allant de deux à huit mois. En 2011, les activités nautiques ont été développées : un mini-parc avec des structures gonflables (qui représente maintenant 40% des recettes) a été créé ; une activité sarbacane et une tyrolienne ont complété ce qui existait (baignade surveillée, mini-golf, poneys, etc). En 2012, l’ «accrokid , un parcours acrobatique sécurisé (sans mousqueton et avec «ligne de vie continue» pour les enfants), a fait son apparition.

 

Un camping trois-étoiles. Pour Copalia et son équipe, le travail ne manque pas. S’ajoute, en effet, à la base de loisirs, le camping trois-étoiles. Etalé sur trois hectares, il comprend 106 emplacements et fonctionne d’avril à novembre. Ses chiffres étaient déjà bons à leur arrivée, ils ont connu une légère progression. «On fait du camping-caravaning, de l’accueil de résidentiels, de groupes, de la location de mobile homes et on espère décrocher très vite une quatrième étoile.» Sur leur site, il précise accueillir des habitants du secteur mais aussi des Anglais, Hollandais, Belges… «La majorité de nos clients sont environ à une heure et demie ou deux heures de route de Fourmies.»

 

Des investissement et projets. «En deux ans, explique le gérant, on a investi 100 000 euros en matériels, un investissement qu’il faut maintenant valoriser. Si notre contrat est reconduit, on pourra en envisager d’autres. Notre idée, c’est d’abord de ne pas faire la même chose que ValJoly et ensuite de développer les partenariats pour les animations, loisirs, restauration. Plutôt que de vouloir tout faire nous-mêmes, on a préféré confier à des associations ou à des sociétés les activités qu’elles savent très bien faire.»

Le projet de Copalia, dans cette logique de partenariats, c’est aussi de proposer des formules «clés en main», des «produits touristiques», en travaillant davantage en réseau avec les structures publiques de tourisme et les professionnels concernés du sud de l’Avesnois. «Je sais qu’il y a du chemin à faire et un retard à combler, mais il y a du potentiel », constate, lucide, le gérant. Autre idée : étaler la saison en accueillant groupes et scolaires avec des activités qui ne sont pas forcément estivales : les raids, les opérations sportives, certaines animations…