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Le réseau Entreprendre Nord finance 32 entreprises

Publié dans l'édition Nord N. 8494 par

Cette promotion 2012 représente une cinquantaine de dirigeants qui ont bénéficié d’un prêt moyen de 33 000 €.

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Que ne va pas imaginer le réseau Entreprendre Nord pour célébrer ses lauréats ? Le 11 septembre, l’organisme d’aide à la création a fait de l’estrade de la salle Vauban de Lille Grand-Palais une piste d’athlétisme. Les athlètes ? Les 51 chefs d’entreprise de la promotion 2012, portant chacun une médaille et qui se sont succédé en trois vagues dans des pratiques sportives diverses. Le réseau Entreprendre Nord établit ainsi un parallèle entre le défi sportif et le défi entrepreneurial. Les Jeux olympiques de Londres de cet été y sont aussi pour quelque chose. Et le parrain de cette promotion n’était autre que Stéphane Diagana. Le recordman d’Europe du 400 m haies , qui a son actif au moins deux titres de champion du monde dans cette même discipline, n’est pas venu uniquement en sportif. Stéphane Diagana mène en ce moment avec son épouse un projet de création d’un «Campus sport santé» à Nice. Il a pu ainsi partager avec les lauréats du réseau Entreprendre Nord les valeurs communes au sport et à l’entrepreneuriat.
Chacun des 51 chefs d’entreprise lauréats avait sa propre vision des liens possibles entre le sport et l’entrepreneuriat. Sébastien Mari, dirigeant de Wipple (distribution d’outils interactifs et collaboratifs pour salles de classe à Tourcoing), compare le parcours de qui entreprend à celui d’un marathon. «C’est long, c’est dur, l’endurance est importante et au final on ressent beaucoup de joie», fait savoir ce dirigeant qui a créé son entreprise en «solitaire» en 2010 et qui œuvre pour faire entrer le tableau blanc interactif dans les écoles de France. D’où peut-être cet attachement à l’endurance. Pour les dirigeants de Liftec (fabrication de produits de manipulation ergonomique à Santes depuis 1989), entreprendre s’apparente au rugby et à l’aviron. «On a besoin d’aller au contact du client, du marché et au sein de notre équipe nous sommes plusieurs à ramer dans le même sens pour aller de l’avant», indique l’un des dirigeants de Liftec.

«L’instant». La réflexion de Stéphane Diagana, pour qui gérer le temps a été une préoccupation du quotidien au cours de sa carrière sportive, a dû en surprendre plus d’un. «Il faut savoir rester dans l’instant», a conseillé le champion d’Europe. Selon Stéphane Diagana, pour éprouver de la joie dans «ce que l’on fait» il faut éviter l’obsession de l’objectif. «Le plus important ce n’est pas l’enjeu mais le jeu. D’ailleurs on ne dit pas ‘Enjeux olympiques’ mais bien ‘Jeux olympiques’.» Et dans l’optimisation de l’instant, le parrain de la promotion 2012 conseille de considérer que «le principal adversaire, ce ne sont pas les autres concurrents mais soi-même». «Il faut savoir vaincre ses doutes, ses peurs, ses tensions», indique-t-il.

Ces conseils aideront-ils les 51 chefs dirigeants lauréats à avancer et faire progresser leurs 32 entreprises ? Quelques raisons permettent de l’espérer. Ainsi, 41% des activités s’inscrivent dans l’innovation. La promotion est assez jeune: 37 ans de moyenne d’âge. C’est l’une des rares promotions à partager plus fortement les valeurs de la coopération : une activité sur deux est menée en binôme ou à trois. «C’est peut-être le contexte de crise qui fait qu’entreprendre à deux ou à trois c’est plus rassurant», explique une responsable du réseau Entreprendre Nord. Le prêt d’honneur moyen cette année est de 33 000 €.