Louvre-Lens

Le Louvre des entreprises du Nord

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8505 par

Aujourd’hui, le musée du Louvre-Lens est inauguré en grande pompe par François Hollande et de nombreuses personnalités. Le 12 décembre, le musée sera ouvert au public. Les nombreuses entreprises régionales qui ont participé au chantier et leurs salariés sont eux aussi à l’honneur.

D.R.

Le musée du Louvre-Lens est un bâtiment de verre de 28 000 m² dans un grand parc de 20 hectares. Un véritable bijou dans son écrin de verdure.

Le projet Louvre-Lens date du 23 mai 2003. Jean-Jacques Aillagon, alors ministre de la Culture, parle d’une décentralisation de grands établissements culturels parisiens. Six mois plus tard, la ville de Lens se porte candidate, par la voix de son maire Guy Delcourt, pour accueillir une antenne du Louvre.
Alors que la ville a le soutien de Daniel Percheron, président de la Région, c’est le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin qui annonce que Lens accueillera le Louvre également baptisé Louvre 2 ou Louvre bis, mais qu’il faut appeler Louvre-Lens.
Démarre alors un véritable marathon pour trouver les équipes d’architectes et paysagistes qui interviendront pour la réalisation de ce nouveau musée. L’équipe d’architectes japonais Sanaa, lauréate du concours, réalise ensuite le chiffrage de son projet de musée de verre. S’en suit le lancement d’un premier appel d’offres pour 127 millions d’euros HT.
Revenu infructueux, cet appel d’offres est relancé avec une enveloppe augmentée de 23 millions d’euros. La réalisation du musée est découpée en 15 lots, pour un montant total de 150 millions d’euros, financés à  59% par la Région, l’Europe (20%), l’Etat (4%), le Département (6%), la communauté d’agglomération de Lens-Liévin et la ville de Lens (6%), ainsi que les mécènes (5%).

D.R.

Le chantier du Louvre-Lens a nécessité plus de 18 mois de travaux.

Des entreprises régionales. La construction du Louvre-Lens aura été une aubaine pour les entreprises de la région. Elles sont plus de 80% à avoir œuvré sur le plus gros chantier régional de la décennie. Deux années de travaux et un peu plus de 300 ouvriers en permanence sur le site auront été nécessaires pour mener à bien ce projet de 28 000 m2, dont 6 000 seront consacrés aux œuvres.
Le chantier a démarré par le terrassement le 16 novembre 2009, soit quelques semaines avant la pose de la première pierre. Ensuite, la construction s’est étalée jusqu’au début de l’été 2012.  S’en sont suivis les travaux de finition intérieurs, les tests et la mise en place des œuvres.  
Malgré certains retards sur le chantier, le musée est livré en temps et en heure.

 

Une économie induite. Au-delà de l’activité économique générée par la construction de ce musée, la ville de Lens a également beaucoup investi pour se moderniser et préparer les abords du musée (le quartier de la gare et le centre-ville).
Aujourd’hui, une autre économie va se mettre en place, celle du tourisme. Les commerçants et les restaurateurs ont déjà été sensibilisés par les services de la chambre consulaire de l’Artois à l’arrivée de nombreux touristes étrangers. L’afflux de touristes, entraînant un surplus d’activité, devrait permettre la création d’emplois.
Les estimations les plus pessimistes laissent entendre que le musée pourrait accueillir plus de 700 000 visiteurs la première année et 500 000 visiteurs par an lorsqu’il aura atteint son rythme de croisière. A titre d’exemple, le musée Guggenheim de Bilbao a permis la création de nombreux emplois et a permis de changer le visage de la ville. On en espère tout autant pour Lens.
L’ouverture du musée va également générer une dynamique. Ainsi, un pôle numérique culturel est en train de se monter, qui doit permettre l’implantation de plusieurs entreprises et la création de 1 000 à 1 500 emplois.

D.R.

Le chantier a permis de mettre en avant le savoir-faire des entreprises de la région.

 

Encadré :

 

Les entreprises retenues sur le chantier

Terrassements : Guintoli, mandataire (Arras 62,) ; SAS EHTP, cotraitant (Arras 62) ; LCH, cotraitant (Rosult, 59).
Paysage : Euro-vert, mandataire (Valenton 94) ; Eiffage travaux publics Nord, cotraitant (Mazingarbe 62) ; Sirev SAS, cotraitant (Saint-Barthélémy-d’Anjou 49).
Gros œuvre, étanchéité, synthèse : Eiffage construction (Villeneuve-d’Ascq, 59).
Chapes, finitions de sols : Grepi (Bussy-Saint-Georges, 77).
Couverture métallique : Sterec, mandataire (Lens, 62) ; Nord asphalte, cotraitant (Gondecourt, 59).
Enveloppe, charpente métallique, façades et parois vitrées intérieures : Permasteelisa (Gennevilliers 92, agence France, Italie).
Cloisons , doublage, faux plafonds plâtres : SDI (Haubourdin, 59).
Faux plafonds métalliques : Sapiso (Courcelles-les-Lens, 62).
Peintures : Cabre, mandataire (Montigny-en-Gohelle, 62), Veret, cotraitant (Beaurains, 62).
Revêtements carrelés et de sols minces : CRI, mandataire (Haubourdin, 59) ; SPDE, sous-traitant (Faches-Thumesnil, 59).
Menuiseries intérieures : Bonnardel (Vulaines-sur-Seine, 77).
Serrurerie, métallerie : Loison (Armentières, 59).
Ascenseurs : Thyssenkrup (Marcq-en-Barœul, 59).
Monte-charge : Thyssenkrup(Marcq-en-Barœul, 59).
Chauffage, ventilation, climatisation : Crystal, mandataire (Saint-André, 59) ; D. Dewailly, cotraitant (Armentières, 59).
Electricité : Satelec, mandataire (Cuincy, 59) ; Ineo, cotraitant (Noyelles-les-Seclin, 59).