Les contrats d’avenir arrivent dans l’Audomarois

Les acteurs publics mobilisés sur les contrats d’avenir

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8509 par

C’est parti pour les contrats d’avenir. La région aura son quota et les territoires sont déjà demandeurs. Exemple dans l’Audomarois où se sont réunis une centaine d’acteurs publics et associatifs.

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CAPresse 2012

A Longuenesse, la réunion des acteurs publics de l’Audomarois pour le recrutement des emplois d’avenir.

Mobilisés. En effet, les acteurs publics du territoire audomarois n’ont pas manqué le premier rendez-vous avec les services de l’Etat pour préparer la campagne de recrutement des emplois d’avenir, mesure phare du candidat Hollande désormais président. La loi a été votée le 2 novembre dernier et les collectivités sont dans les starting-blocks. Première sur le territoire à inaugurer le dispositif, la mairie de Longuenesse a signé un contrat d’aide-maternelle. Sur les 100 000 contrats qui doivent voir le jour en 2013, la région Nord-Pas-de-Calais peut disposer de 7 647 contrats, dont deux bonnes centaines dans l’Audomarois, selon  Chantal Mauguin-Dufraisse, sous-préfète de l’arrondissement. Les priorités sont aussi géographiques : les ZUS et ZRR sont privilégiés, la proportion de jeunes non diplômés au chômage y étant importante. Une discrimination positive à l’égard des personnes souffrant de handicap est également au programme. Mais l’aménagement d’un poste de travail pour une période courte fait craindre un enthousiasme relatif de la part des employeurs potentiels. Tous ces contrats sont réservés au secteur non marchand. «On attend le Conseil régional pour appliquer, dans une seconde phase, le dispositif» a expliqué la sous-préfète.

 Le public aide le public. Non seulement, le monde économique sera servi après les sphères publiques mais il sera aussi moins aidé comme l’ont montré les tableaux présentés à l’assistance : pour un Smic horaire de base à temps plein (soit 1 426 euros brut), le coût total d’un contrat est de 2 040 euros. Pour un employeur public, l’aide sera de 1 506 euros en comptant l’aide de l’Etat (1 070 euros) et les exonérations de cotisations. Pour l’employeur privé, les aides formeront la somme moins rondelette de 1 110 euros. Le smicard lié par un contrat d’avenir coûtera donc 534 euros à une collectivité et près du double à une entreprise (930 euros). Si les emplois doivent devenir durables, on en déduira que la plupart de ces contrats se traduiront par des postes de fonctionnaires. Mais les collectivités en ont-elles les moyens ? Sur la durée, les contrats d’avenir peuvent durer trois ans et être renouvelés tous les ans. Certaines dérogations pourront être octroyées si une formation longue débouchant sur un CDI est au programme du jeune. La durée du contrat pourra alors aller jusque cinq ans. Comme les contrats Jeunes de l’époque Aubry.

 Des sur-financements qui couvrent le coût des emplois d’avenir. A l’organisation du dispositif, on trouvera la Direccte qui animera les acteurs du réseau qui prescriront les publics, prospecteront les possibilités d’embauche et accompagneront les contractants. Les Missions locales mettront à disposition une partie de leurs agents pour suivre les jeunes dans le cadre du tutorat obligatoire lié au dispositif. L’Audomarois compte à ce jour une quinzaine de jeunes gens entrés dans le dispositif. Dernière bonne nouvelle pour les acteurs publics désireux d’embaucher : des financements complémentaires viendront s’ajouter aux aides de l’Etat via le Conseil régional et les conseils généraux du Nord et du Pas-de-Calais. 

CAPresse 2012

Les employeurs publics seront plus aidés que les privés.