Super Lundi du business de Coudekerque entreprendre

Les dirigeants ont répondu présent

Publié dans l'édition Nord N. 8512 par

Pour ce numéro spécial des Lundis du business, les chefs d’entreprise sont venus en nombre, représentant les quatre coins de la région. Un beau succès pour terminer l’année.

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D.R.

Plus de 350 représentants d'entreprises de la région ont assisté au Super lundi du business.

Coudekerque entreprendre, l’un des 11 clubs de zone du littoral Côte d’Opale, a, dès sa création en 2007, affiché «une volonté de s’ouvrir aux autres», rapporte son actuel président, Jean-Marc Picard. «Notre principe a tout de suite été de dire : pourquoi aller chercher ailleurs ce qu’on peut avoir sur place, poursuit celui-ci. Ces clubs sont le meilleur moyen d’apprendre à nous connaître et, pourquoi pas, de faire des affaires ensemble.» Quatre ans plus tard, force est de constater que le club coudekerquois est certainement devenu l’un des plus fédérateurs de la Côte d’Opale. Ses membres – le club regroupe 40 des 160  entreprises implantées sur Coudekerque-Branche et Coudekerque-Village − sont par exemple à l’origine de la cérémonie de vœux commune à l’ensemble des clubs d’entreprises du territoire.

Echanges, mises en relations et business. Depuis 2011, Coudekerque entreprendre propose également les «Lundis du business», une opération ouverte aux chefs d‘entreprise et placée sous le signe des «échanges, mises en relation et du business». Un thème généraliste, ancré dans l’actualité, vient nourrir le débat animé systématiquement par un intervenant de qualité, à l’instar de Christian Fraud, directeur de l’agence de développement économique Dunkerque promotion, Didier Cheval d’Arcelor, Jean-Christophe Scheele, etc. Une trentaine de dirigeants avaient répondu présent au premier rendez-vous, puis la manifestation n’a cessé de monter en puissance pour atteindre plus de 300 inscrits en octobre dernier. A cette occasion, le club avait vu les choses en grand. Exit le golf de Dunkerque pour accueillir ces quelque 330 participants ainsi que Franklin Pichard, directeur de Barclays Bourse : les Coudekerquois, avaient choisi d’investir le casino de Dunkerque. Speed-dating professionnel, échange de cartes et questions sur «l’économie européenne, les perspectives pour l’année 2013» étaient au menu de cette 7e édition, la dernière de l’année. «C’était un peu stressant de préparer une telle manifestation, et réunir un lundi plus de 300 personnes, dont la moitié qui ne font pas partie d’un club de zone, c’était un sacré challenge.  Mais ce fut une réussite. C’est une manifestation Côte d’Opale à échelle régionale», se félicitait le président du club.

Relations et affaires. «Si les prises de contact sont à la hauteur du bourdonnement qui se dégageait de ce rendez-vous, cela annonce de bonnes relations et de bonnes affaires à venir», se réjouissait de son côté Jean-Marc Puissesseau, président de la CCICO. Il faut dire que celui-ci croit énormément au potentiel de ces clubs de zone d’activité. «Il y a une réelle dynamique qu’il faut continuer à faire vivre et à propos de laquelle il faut communiquer», insistait ce dernier. Né au sein de l’agglomération dunkerquoise en 2002, le concept gagne petit à petit Calais, Boulogne, Montreuil et toute la Côte d’Opale, avec pour objectif de passer de 426 entreprises adhérentes aujourd’hui à 450 d’ici la fin d’année. Quant aux Coudekerquois, ils se sont retrouvés fin novembre avec les traditionnels «Mardis du cinéma», rendez-vous axé cette fois sur la responsabilité sociale et environnementale des entreprises. Avant de fêter la nouvelle année avec l’ensemble des clubs d’entreprises de la Côte d’Opale en janvier prochain. 

                                               

Questions à François Lavallée, président de la Fédération des clubs d’entreprises de la Côte d’Opale

D.R.

François Lavallée, président de la Fédération des clubs de zone de la Côte d'Opale.

 La Gazette. Pourquoi une fédération des clubs d’entreprises de la Côte d’Opale ?

François Lavallée. Depuis plusieurs années, nous organisions une rencontre régulière des présidents des clubs de zone. L’objectif était de confronter les actions, idées et expériences de chacun mais aussi de permettre aux présidents des clubs de se connaître et de pouvoir travailler les uns avec les autres. Au fil des années, des actions ont été dupliquées de club en club, certains clubs ont décidé de créer des événements en commun… Ces retours d’expériences ont profité à tous. Et de ces réunions est sortie l’idée d’une création de fédération des clubs. Les rencontres continueront et alimenteront le travail de la fédération.

Quelles sont les missions et ambitions de cette structure ?

L’ambition est d’officialiser une structure permettant de travailler sur des opérations transversales des clubs : opérations environnementales, sociétales, ou commerciales comme les Lundis du business réunissant plus de 200 sociétés territoriales. Ces actions favorisent les filières courtes, les associations entre sociétés, les échanges d’expériences, etc. Une autre mission de la fédération est de participer à des salons et autres manifestations pour présenter les activités des entreprises locales , d’organiser des rencontres entre entreprises, mais aussi avec la population et les jeunes, ainsi que des manifestations entre salariés.

De quels moyens disposez-vous pour les mener à bien ?

Les clubs ont trois types de financement : les cotisations des entreprises, le financement de la CCICO et pour certains clubs des financements de leur collectivité locale. La CCICO les supporte également en leur donnant un support logistique de quatre salariés à plein temps. Aujourd’hui, devant l’augmentation constante et importante des sociétés adhérentes et du nombre de clubs, la fédération a pour mission de solliciter les collectivités publiques (conseils généraux, Conseil régional, communautés urbaines et grands partenaires privés) afin qu’elles puissent nous aider à développer des actions transversales ou ciblées sur un territoire. En fonction de ces soutiens, nous pourrons les programmer.

Combien de clubs d’entreprises pourraient encore voir le jour sur le périmètre de la CCICO ?

Tout dépend des besoins du territoire de la Chambre, mais je pense que dans le Nord le quadrillage est déjà bien complet. 

Quels sont vos arguments pour convaincre les entreprises de se regrouper en clubs ?

Encore plus en ce moment, les entreprises ont besoin de se rencontrer, et notamment les PME et TPE, pour échanger entre elles sur des retours d’expériences, sur leur environnement (amélioration de leur cadre de vie, signalétique de zone, etc.) Elles trouvent dans les clubs des services associés (Ecopal, transport, collecte…), de l’information venant des diverses instances (CCICO, administrations, associations, collectivités) et peuvent accéder à des offres groupées pour leur personnel qui ne bénéficie généralement pas de comité d’entreprise. En se regroupant, les entreprises peuvent mieux faire entendre leurs besoins et préoccupations, mais également mieux se faire connaître sur le territoire de la CCICO et de leur environnement plus proche.