Ferques

Claude Bartolone aux Carrières du Boulonnais

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8521 par

Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale, était de passage à Ferques le 18 janvier dernier, chez Brigitte Bourguignon, députée de Boulogne-sur-Mer. L’occasion de visiter les Carrières du Boulonnais.

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CAPresse 2013

Claude Bartolone, président de l’assemblée nationale en visite aux carrières du boulonnais.

 Si le site des Carrières du Boulonnais offre aux visiteurs toute l’étendue de sa majesté quand le blanc le dispute au froid, la météo ne gèle pas la production. Sur les routes qui mènent au fond de la carrière, d’énormes camions (avec des pneus 12 000 euros l’unité) transportent la pierre : 100 tonnes par chargement. Quand la «chargeuse» les remplit de gravats, elle s’appuie sur de pneus deux fois plus gros : 30 000 euros l’unité. Le chantier du terminal méthanier lui a fourni une activité importante : 600 000 tonnes de matériaux ont été livrées. Son site de Ferques tourne entre 16 et 24 heures par jour. Six millions de tonnes de produits divers sortent de la carrière, dont 3 millions inexploitables. Dans le process, 100 tonnes sont concassées toutes les 3 minutes… Mais avant de briser les roches, les carriers la décollent par tranches à l’aide d’explosifs logés par une foreuse dans une fente de 15 mètres de haut.

 

CAPresse 2013

« Le site de Ferques produit 6 millions de tonnes par an. Le redémarrage du HF2 d’Arcelor lui annonce de nouvelles commandes ».

Quatre tonnes d’explosifs par jour. Chaque heure, 2 000 tonnes sont ainsi abattues. En tout, les Carrières du boulonnais consomment 4 tonnes d’explosifs par jour et il y a de la marge : « il y a encore pour un siècle d’exploitation ici», sourit un cadre. Confiant, le groupe familial maîtrise l’ensemble de sa chaîne d’exploitation. Les wagons et les rames qui partent du site ferquois appartiennent à l’entreprise. Un labo de recherche planche sur l’utilisation de certaines pulpes présentes dans les déchets… «Il y a des pistes de valorisation» évoque sobrement Olivier Poulain, dirigeant du carrier. Pour l’instant, le groupe cherche à optimiser son site : avec un branchement ferroviaire depuis 1976, les Carrières acheminent 30% de leurs productions vers leurs clients, «soit 15% du fret de granulats en France» selon le dossier de presse. Pour répondre à la demande de construction en Ile-de-France, une nouvelle navette a été mise en place vers Mitry ; 600 000 tonnes de granulats empruntent cette voie tous les ans. Sur la Côte, le port est un point d’appui où les Carrières affichent leur présence à travers une structure de réception, de commercialisation et de criblage/concassage

«Déterminés pour l’année 2013». «C’est bien de sortir de l’Assemblée nationale. Je jumelle tous mes déplacements avec une visite d’entreprise», sourit le président de l’Assemblée nationale. Et de rappeler : «A travers le PACTE, nous avons consacré 20 milliards d’euros pour les entreprises. C’est un coût de 30 milliards pour l’Etat ». Claude Bartolone n’a cependant pas esquivé les relations difficiles avec les entreprises au début du mandat de François Hollande : «C’est vrai que nous avons eu un flottement avec les entreprises cet été. Mais nous sommes déterminés pour l’année 2013.» Et de conclure avec des accents gaulliens : «Quand on est la France, on ne s’incline pas, on se bat.»