Dans le cadre d’un programme Interreg

KESS cherche entreprises pour stagiaires

Publié dans l'édition Nord N. 8520 par

Le projet de coopération transfrontalière franco-belge KESS de mise en relation de chaque côté de l’Eurorégion entre étudiants et entreprises est aujourd’hui opérationnel. Sa coordinatrice, Hilde Ampe, assure la promotion de sa plate-forme de contact www.kessproject.eu.

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D.R.

La Gazette. Pourquoi cette présence au Forum de l’entreprise et de l’emploi ?

 Hilde Ampe. Ce forum initié par Bernard GÉRARD, député-maire de Marcq-en-Barœul, offre une magnifique opportunité de rencontrer les entreprises françaises, notamment celles implantées sur Marcq-en-Barœul, mais aussi dans la métropole lilloise, voire dans la région. Depuis toujours, la municipalité marcquoise s’engage dans le développement des échanges franco-belges, elle est jumelée avec la ville de Kuurne, près de Courtrai, et est partenaire des rencontres économiques franco-belges «Visite aux voisins». Nous sommes donc sûrs de pouvoir compter sur son engagement très actif. Notre objectif lors de ce forum est de leur présenter le projet KESS pour les inciter à s’inscrire sur la plate-forme de contact www.kessprjetc.eu et à y proposer des offres de stages. Le site en recense déjà une quinzaine émanant d’entreprises flamandes pour des fonctions d’ingénieurs, notamment en technologie et en software informatique, d’études de marché, de marketing, de communication, contre une dizaine émanant d’entreprises françaises, le plus souvent intéressées par la découverte du marché belge et par l’intérêt d’un développement e-business.

Il nous faut davantage d’offres pour répondre aux attentes des étudiants. Pour avoir été présente au forum l’an dernier, j’en connais la qualité, qui passe notamment par la présence de grandes entreprises, peut-être davantage intéressées par le recrutement de collaborateurs que par la recherche de stagiaires. Notre tâche est de les motiver pour le projet KESS. Des rendez-vous ont déjà été pris avec certaines et notre objectif est d’atteindre une trentaine de contacts concrets grâce à l’appui dynamique de Marcq-en-Barœul qui est une ville partenaire associée au projet.

Au-delà de cette recherche de stages, la présence au forum de professeurs des établissements universitaires flamands que sont Hogent (de Hogeschool Gent) et de Howest (de Hogeschool West-Vlanderen à Courtrai) permettra de développer des projets académiques autour d’une meilleure connaissance de la région et de ses entreprises, pouvant ouvrir la voie par exemple à de nouveaux services aux étudiants ou encore à l’organisation de visites d’entreprises. Ces professeurs profiteront aussi de cette journée pour visiter l’Université catholique de Lille, autre partenaire du projet qui lui apporte une importante plus-value. L’idée est de développer des projets en commun, notamment en matière de multiculturalité, de langue, de stimulation au franchissement de la frontière. Je perçois ce Forum de l’entreprise et de l’emploi comme l’élément déclencheur du projet KESS dans la Métropole. 

 Rencontrez-vous des difficultés particulières aux propositions de stages ?

 Les premiers échanges émanent du versant flamand. C’est ainsi qu’un étudiant intégrera la direction du partenariat économique et des relations internationales de la ville de Marcq-en-Barœul pour un stage de quatre mois et travaillera sur l’organisation d’événements.

Sans être spécialement une difficulté, une différence importante entre la France et la Belgique tient au calendrier des stages. Le cursus belge les place de février à juin, alors qu’en France ils se déroulent de mai à août. Autre différence, et cette fois majeure, les étudiants flamands qui partiront en stage en février 2014 doivent l’avoir trouvé et avoir signé une convention de stage au plus tard en octobre 2013, alors qu’en France, beaucoup se contentent d’une recherche plus proche de la date de départ en stage. L’apport du réseau mis en œuvre pour le projet KESS est essentiel en permettant d’entrer dans toutes les différences de cursus.

Autre différence, la langue. Si les étudiants flamands s’expriment en français, les étudiants français s’expriment en anglais. Ce sont là autant d’éléments dont les entreprises doivent prendre conscience.

Constat doit aussi être fait que les entreprises flamandes apparaissent ouvertes au marché français, alors que le marché belge est encore trop souvent considéré comme un petit marché. Mais grâce à l’action conjuguée de la ville de Marcq-en-Barœul et de la Chambre de commerce franco-belge qui travaillent notamment à la promotion des échanges transfrontaliers, les entreprises sont de plus en plus sensibilisées aux projets transfrontaliers portés par KESS. 

 Avez-vous d’autres projets ?

  Les échanges occasionnés par le projet KESS ont permis de mettre en évidence l’existence de deux instituts de l’entrepreneuriat à l’Université catholique de Lille et à l’Université de Gand. Une collaboration démarre, portée par leurs directeurs respectifs, Francis Deplancke et Stéphane Leliaert, sur la recherche de complémentarités. Rien n’est encore acté, mais nous œuvrons à combiner entrepreneuriat et internationalisation.