Vœux de la CCI Grand-Hainaut

Les projets qui vont marquer 2013

Publié dans l'édition Nord N. 8516 par

Francis Aldebert, président de la nouvelle chambre née en 2010, a évoqué les projets qui vont concerner les trois arrondissements du Cambrésis, de la Sambre-Avesnois et surtout du Valenciennois.

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D.R.

L’assemblée dans les locaux du siège de la CCI à Valenciennes.

Cette cérémonie des vœux de Francis Aldebert, président de la chambre de commerce et d’industrie Grand-Hainaut, était annoncée comme protocolaire. Elle le fut. Dans son discours du 20 décembre au siège, à Valenciennes, il a aussi passé en revue quelques projets qui vont concerner le Cambrésis, la Sambre-Avesnois et surtout le Valenciennois réunis dans la fusion. Ces projets soit  «prennent forme», soit «sortent de terre». Rappelons que ces trois arrondissements ont été réunis en 2010 dans le cadre des fusions consulaires imposées par la loi. La CCI Grand-Hainaut s’est aujourd’hui restructurée autour de son siège à Valenciennes, de «présences territoriales» à Avesnes-sur-Helpe, Feignies et Cambrai, et d’un certain nombre de permanences…

Sambre-Avesnois. Pour cet arrondissement, M. Aldebert a évoqué le PIDE de Fourmies, ce Pôle intercommunal de développement économique, dont le chantier devrait être terminé au printemps. Il est créé dans le cadre d’un pôle d’excellence rurale accordé aux deux intercommunalités du sud de l’Avesnois (Action Fourmies et environs et Guide du Pays de Trélon). Le but est de créer, dans la zone de la Marlière, un guichet unique pour les entreprises et les créateurs. La CCI y sera représentée. Il a mentionné aussi un partage de locaux organisé à Avesnes, avec la Chambre des métiers, non loin du nouveau palais de justice ; ainsi que le chantier, qui va démarrer en 2013, du port fluvial à vocation touristique d’Hautmont sur la Sambre. Pour lui, ce projet devrait convaincre l’Etat d’engager les travaux nécessaires au rétablissement de la navigation vers l’Oise. Il a aussi considéré que le canal aurait un rôle à jouer dans le fret «de petit gabarit»…

Cambrésis. Concernant cet arrondissement, il a évoqué une étude menée par la chambre «sur les potentialités de la base aérienne 103 en termes d’aviation commerciale», une étude qui a cependant «révélé un certain nombre de contraintes fortes rendant très difficile, pour ne pas dire impossible, une activité de fret aérien». Il a encore évoqué le Cambrésis en parlant de la restructuration ou plutôt du «repositionnement» du groupe formation de la CCI. Il aura sa «feuille de route» en 2013 et s’organisera essentiellement autour de trois sites : Valenciennes, Feignies et le pôle gare de Cambrai.

Au début de son discours, Francis Aldebert avait considéré que le Grand-Hainaut était une bonne dimension, notamment pour les actions de la Chambre dans le domaine de l’équipement commercial et de l’offre économique foncière.

Valenciennois. Concernant ce territoire, Francis Aldebert, s’est attardé sur plusieurs projets. A commencer par la construction de la serre numérique engagée l’été dernier. Elle sera, a-t-il dit, «le premier bâtiment du technopôle numérique des Rives-Créatives-de-l’Escaut développé en partenariat avec Valenciennes Métropole». Concrètement, il abritera le Supinfocomgroup (c’est-à-dire les écoles de création numérique de la Chambre : Supinfogame, Supinfocom et l’Institut supérieur de design), «ainsi, a-t-il précisé, qu’un centre de recherche et de transfert de technologie, un incubateur et une pépinière sur la thématique de la création numérique, appliquée au game, à l’animation et au design, à même d’aider les porteurs de projet issus de nos écoles». Pour ces trois écoles supérieures, il a précisé qu’elles avaient formé 2 400 diplômés depuis 1988 et qu’à l’horizon 2015, elles seraient en mesure d’accueillir 2 000 étudiants contre 1 200 aujourd’hui, dont 1 000 sur le site de Valenciennes. Et d’ajouter : «Notre campus de Pune en Inde accueille 340 élèves et nous envisageons de nouveaux projets internationaux.» Il a vu dans l’arrivée d’une filiale de KTM Advance, leader français du serious game, «un signe de justesse de notre stratégie».

Transport fluvial. Francis Aldebert a cité un deuxième chantier qui sortira de terre en 2013 et associera la CCI et Valenciennes Métropole. A leur l’initiative, a-t-il dit, un syndicat mixte ouvert a été créé. Ce chantier, c’est celui du terminal à conteneurs de Saint-Saulve/Bruay-sur-l’Escaut. L’investissement serait de 10 M€. Il a précisé que les «phases préparatoires du chantier» étaient bouclées et que la mise en service était programmée pour 2014, avec une capacité de traitement de 70 000 à 85 000 conteneurs. Ce projet multimodal sera complété, a-t-il dit, par le «lancement du contournement nord de Valenciennes», «la réouverture du canal de Condé-Pommerœul et de la ligne ferroviaire fret Valenciennes-Mons». Il s’est dit confiant dans l’aboutissement du projet «Seine-Nord Europe Escaut», même si à l’heure de son discours, le 20 décembre, rien n’était encore gagné…

D.R.

Pendant le discours de Francis Aldebert, illustré d’une projection sur écran.

Transports terrestres. Après les projets concernant le numérique et la logistique, le président de la CCI Grand-Hainaut a évoqué «une troisième filière stratégique pour le territoire : celle des transports terrestres». Toujours dans le Valenciennois. Il est ainsi revenu sur le technopôle baptisé Transalley, qui sera un parc d’activité de 34 hectares dont, a-t-il dit, l’université et Valenciennes Métropole sont les «moteurs».

Il a expliqué : «Il accueille les premiers opérateurs et la première tranche d’aménagement se concrétisera mi-2013». Il «constituera un lieu d’excellence, de recherche, de formation, dédié aux transports durables et à la mobilité, de portée internationale associant, entre autres, l’université, l’AIF, i-Ttrans et qui sera ouvert aux entreprises de la filière».

Nous aurons l’occasion d’en reparler.