Le LEAP de Savy-Berlette va être transformé

Des bâtiments neufs et une stratégie d’établissement

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8537 par

Le LEAP (Lycée d’enseignement agricole privé) de Savy-Berlette fait peau neuve. Au total, 5,8 millions d’euros vont être injectés pour moderniser et étendre cet outil de formation.

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D.R.
L’encadrement du lycée et les partenaires veulent faire du LEAP un atout pour ce territoire rural qu’est l’Atrébatie.

La communauté de communes de l’Atrébatie tient à son LEAP, qu’elle considère ouvert sur son territoire. Outil pédagogique perspicace en adéquation avec l’évolution du marché du travail, le lycée offre chaque année pour de nombreux jeunes, d’un degré de qualification allant du CAP au BTS, des débouchés vers le monde du travail. Pour les professionnels, il constitue un formidable vivier pour dénicher des compétences. Toutefois, l’établissement, installé à l’origine dans un château, se sent trop à l’étroit car victime de son succès. Au quotidien, il reçoit 200 élèves, 130 apprentis et 80 stagiaires. Par ailleurs, les locaux vétustes étaient particulièrement énergivores.
Partant de ce constat et désireuse de préserver le LEAP, atout de son vert territoire, la communauté de communes de l’Atrébatie a mesuré l’importance de l’enjeu et œuvré afin que ce dernier soit complètement refondu, tout en étant doté d’une stratégie d’établissement. La structure intercommunale a bataillé pour que ce projet estimé 5,8 millions d’euros soit retenu dans le cadre du Programme d’investissement d’avenir, géré par la Caisse des dépôts et consignations. Etat, Europe, Région ont apporté leur soutien à cette initiative.
Le programme défini prévoit tout d’abord de construire un nouveau restaurant scolaire : 300 repas sont servis quotidiennement et, avec la nouvelle structure de restauration, la capacité d’accueil passera à 400 repas par jour.
Par ailleurs, l’internat lui aussi sera complètement revu. Ainsi, sa capacité à terme atteindra les 260 lits.
Agrandir, accroître le confort, moderniser. Le lycée héberge à ce jour 200 internes. «Le confort va être amélioré. A ce jour, on recense quatre élèves par chambre et l’objectif est de les ramener à trois. Les conditions d’hébergement vont être optimisées», précise Jean Marcy, directeur du site. L’équipe pédagogique souhaite développer un concept d’internat du futur, ainsi il va se muer en un véritable lieu de vie, comme le confie Pierre-Yves de Lamarlière, président du conseil d’administration : «On veut imaginer l’internat de demain, en intégrant  la problématique de faire cohabiter des jeunes de 4et 3e avec des étudiants de BTS. Nous voulons équiper le local en wifi. Les plateaux pédagogiques seront mis en réseau, ainsi les jeunes pourront accéder à des données le soir. On pourra se former différemment sur site en dehors du temps scolaire. Des tablettes numériques seront prêtées aux internes. Nous allons nous inscrire dans une dynamique nouvelle.»  
Le trosième gros chantier concerne un des points forts du lycée, l’atelier mécanique. Dédié à la maintenance, il va être déployé sur une surface de 1 000 m². Evolutive, la structure sera conçue afin d’intégrer les évolutions techniques et répondra pleinement aux attentes des constructeurs.
Anticiper les évolutions à venir. Là aussi la volonté est de créer la salle de formation de demain, en lien avec les professionnels de la filière et les enseignants. «On veut susciter l’appétence des jeunes pour ces métiers. Il existe un potentiel d’attractivité et de réelles opportunités de carrière, même pour des personnes pas forcément issues du milieu rural», indique à ce sujet Arnaud Curdy. Les entreprises sont déjà très présentes dans la vie du lycée et l’équipe pédagogique désire conforter cet aspect, cadrant avec les réalités du marché.
L’ensemble de ces aménagements s’intègrera pleinement dans le cadre bucolique dans lequel le lycée se trouve.
Mieux, les bâtiments seront édifiés selon un cahier des charges relevant des normes BBC. «On vise les  50 kW/m²/an, ce qui représente un sacré challenge. Le bois sera largement usité sur ce chantier. Une VMC double flux va être posée. Le chauffage fonctionnera au gaz et sera à haute performance. L’isolation de l’extension s’opérera par l’extérieur, avec l’utilisation de matériaux innovants», souligne Arnaud Curdy, directeur général des services de la communauté de communes de l’Atrébatie. Ces réalisations s’inscriront dans une démarche citoyenne puisqu’une charte d’insertion professionnelle a été signée et se traduira par des interventions d’apprentis dans les métiers du bâtiment pour une durée de 4 000 heures. 
Les travaux devraient s’étaler sur un an et demi. Le chantier du réfectoire est entamé, les phases devraient s’enclencher successivement. L’opération devrait être achevée dans sa globalité pour la rentrée 2014.  

D.R.

Le chantier du restaurant scolaire a démarré depuis quelques semaines.