Dunkerque, destination croisière

Publié dans l'édition Nord N. 8556 par

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Découvrir Dunkerque dans un catalogue de croisiériste, ça peut surprendre. Et pourtant « ce bonheur pour le territoire » comme le traduit Armel Leleu, président de l’office de tourisme de Dunkerque, est bien ancré dans la réalité. Dunkerque est même une destination « exotique » que pourraient bientôt s’arracher les amateurs d’aventures uniques. Ou tout du moins d’expériences atypiques. « Dunkerque est une nouvelle alternative pour les tours opérateurs en quête d’originalité« , confirmait Alain Dubois, directeur région Nord-Picardie Havas voyages. Avec une croissance de 8% en 2012, le marché de la croisière est en pleine effervescence (2,7 millions de visiteurs dans les ports français en 2012, soit trois fois plus qu’en 2000). Pour satisfaire ces touristes de tous bords, la profession ne manque pas d’imagination. Costa, par exemple, a lancé la croisière Ch’ti, ambiance 100% nordiste assurée. Dans un autre genre, le tour opérateur propose aussi de croiser dans le grand Nord. Organisée en petit comité, une croisière au départ de Dunkerque emportera cet été une centaine de touristes naviguer jusqu’au pôle Nord. Point commun de ces deux excursions : Dunkerque.

 

Un club pour draguer organisé. Dunkerque comme escale ou tête de pont selon les produits et destinations, c’est une réelle opportunité pour le territoire. Les acteurs locaux (CUD, port, ville de Dunkerque, etc.) ont bien saisi l’intérêt de se positionner sur un tel créneau. Ils se sont regroupés au sein d’une entité dédiée au sujet : un club croisière qui va « relancer la croisière et pousser la réflexion, permettre la mise en place d’outils mutualisés pour conquérir de nouveaux marchés, mais aussi travailler localement pour sensibiliser les professionnels du tourisme à la croisière« , résume Armel Leleu. Le cap est donc mis sur l’enjeu économique que cette activité représente, que ce soit en termes d’emplois ou de retombées économiques locales. En 2012, la croisière a généré 1 milliard d’euros de retombées économiques en France et 1 500 emplois. Un passager représente entre 40 et 100 € pour le commerce local. De quoi booster les Dunkerquois qui maîtrisent déjà leur argumentaire : capacité du port à accueillir des navires de toute taille et proche du centre-ville, position stratégique au cœur d’un bassin de plus de 100 millions d’habitants, accessibilité routière et ferroviaire, proximité avec Paris, Bruxelles, Londres et autres grands aéroports européens… Sans oublier « une attractivité touristique affirmée, qui est déterminante dans le choix des armateurs« , concluait Sabine Lhermet, directrice de l’office de tourisme.