La SEM Adévia essaye de survivre

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8555 par

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ACT'Presse

Michel Dagbert, président d'Adévia (à gauche), et Jean-Jacques Delille, directeur général, ont présenté les grandes lignes de la politique qui va être mise en place dans les semaines à venir.

La situation est assez délicate depuis plusieurs mois au sein de la SEM (société d’économie mixte) Adévia. En effet, la société doit faire face à de grosses difficultés financières suite à une baisse des commandes. Les collectivités, principaux clients d’Adévia, sont, comme les entreprises, touchées de plein fouet par la crise économique et doivent revoir leurs programmes d’aménagement à la baisse.
En France, l’ensemble des SEM a les mêmes problématiques et celles-ci doivent trouver des solutions pour continuer à exister. «Pour l’année 2012, notre SEM affiche une perte de 3,5 millions d’euros. Nous avons besoin d’un total de 60 millions d’euros de trésorerie sur la période 2013-2014», précise Michel Dagbert, président d’Adévia.
Ces 60 millions se répartissent entre 25 millions issus de l’augmentation de capital et 35 millions issus des emprunts ou de leur réadaptation. 

Des mesures présentées en CA. Début mai, un conseil d’administration s’est réuni pour évoquer la politique qui sera mise en place par la SEM pour essayer de redresser la barre. «La première étape consiste à conforter les fonds propres par une augmentation de capital», poursuit le président. La seconde vise à réduire les charges de 3 millions d’euros. «Malheureusement, cette mesure touchera le personnel.»

Nommé au poste de directeur général en fin d’année dernière, Jean-Jacques Delille a pour objectif de limiter le plus possible le nombre de licenciements et utiliser tous les outils à sa disposition pour limiter au maximum la casse.
A l’heure actuelle, un maximum de 53 postes est menacé. En parallèle, le directeur général a proposé une augmentation de capital de 25 millions d’euros, ce qui permettrait de le porter à 30 millions. «Il faut remettre en phase le niveau des opérations avec celui des commercialisations (recettes). Le capital est devenu insuffisant par rapport au volume d’opérations», explique-t-il. 

Adévia reste indispensable. Si la situation est délicate, il n’en reste pas moins que l’ensemble des propositions présentées a été validé par le CA et les banques (Crédit agricole, Caisse d’épargne et Caisse des dépôts).
Autre point rassurant pour la SEM, elle est considérée comme «indispensable comme aménageur». C’est une preuve de professionnalisme et de savoir-faire. «Tout ceci laisse à penser que notre société a un avenir», selon Michel Dagbert.
Si tout se passe comme prévu, si les actionnaires acceptent de mettre la main au porte-monnaie pour permettre l’augmentation de capital, les projections de trésorerie laissent envisager un résultat de 7 millions d’euros à fin 2014.