Salon Environord

Les déchets, problématiques innovantes

Publié dans l'édition Nord N. 8554 par

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 Dans la région, les déchets sont désormais appréhendés comme une véritable richesse. Leur valorisation intéresse de plus en plus d’entreprise. Covanord et ses 30 salariés travaillent le sujet depuis quelques décennies grâce à ses trois sites (La Chapelle-d’Armentières, Wasquehal et Denain) qui traitent les déchets ferreux et non-ferreux. Grâce à l’association réalisée avec le groupe belge Comet, Covanord peut s’appuyer sur le plus gros broyeur d’Europe situé à Obourg : un monstre qui développe 7 000 CV. Innovante, l’entreprise approfondit ses techniques de recyclage des ferreux et non-ferreux en réussissant à traiter les résidus de broyage. Un projet de process est en cours de réalisation. Ce nouveau cycle de valorisation des matières s’appuient sur les résidus divers qu’on trouve dans les fonds de cuve de broyeurs.

CAPresse 2013

Chez Baudelet Environnement, la réalisation d’un digesteur donne à l’entreprise de nouvelles capacités d’optimisation énergétique.

Economie circulaire. Chez Baudelet, on cultive de plus en plus le secret. Le site de l’entreprise familiale établieà Blaringhen dispose aujourd’hui d’une panoplie quasiment complète de récupération de divers déchets et de productions d’énergie. Un siècle après avoir commencé par ramasser les métaux chez les familles ; dans les années 80, l’entreprise fait déjà tourner une affinerie d’aluminium qui tourne au biogaz… Depuis, la société a beaucoup évolué. La valorisation a encore beaucoup de marge : capitaliser sur les énergies dégagées par les installations diverses du site, économie dans la ressource utilisée et nouveaux investissements donnent de l’élan au groupe familiale : la construction d’un digesteur dimensionné pour 30 000 tonnes de déchets fermentescibles par an fait passer Baudelet dans une nouvelle dimension. 10 millions d’euros d’investissement doivent attirer les clients restaurateurs et industriels de l’agroalimentaire, gros producteurs de bio-déchets. Compartimenté sous forme de garages qui se remplissent au fur et à mesure des arrivées de matières, l’équipement donne un rythme au flux du process qui, ouvrant une nouvelle porte de valorisation, produit une fraction sèche pour les fours des industriels clients. Un coup double pour l’optimisation du process et pour l’environnement.