A Haliocap (Boulogne-sur-Mer), création de la société Boucan'Or

Poissons et viandes aux saveurs traditionnelles guyanaises

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8555 par

Dans la pépinière d’entreprises Haliocap à Boulogne-sur-Mer, la toute nouvelle société Boucan’Or vient de débuter la production semi-industrielle de poissons et de viandes boucanés (marinés et fumés) destinés au marché antillais. Une première en France métropolitaine !

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La SARL Boucan’Or, fondée le 26 décembre 2012 par Jean-Marin de Feuardent, a trouvé un créneau très exotique : les «Saveurs boukanées, l’esprit kréyol». «Il s’agit de développer une gamme semi-industrielle de produits boucanés, explique le créateur, destinés en priorité au marché antillais, mais aussi aux grossistes spécialisés de la Métropole. Avec l’aide d’Oséo et du pôle Aquimer, nous avons mis au point nos produits et nos recettes avec Adria Normandie et la plate-forme d’innovations Nouvelles Vagues (à Boulogne) : du machoiran blanc de Guyane mariné, boucané et surgelé – l’une des deux principales espèces pêchées par les artisans guyanais – mais aussi de la viande (poulet ou travers de porc).» L’actionnaire principal est en effet la Compagnie guyanaise de transformation des produits de la mer (Cogumer).

«Le boucanage est un procédé traditionnel de conservation des aliments en jungle, qui consiste à sécher longuement à l’aide d’une fumée très épaisse», raconte René Gustave, administrateur de la Cogumer, venu spécialement à Boulogne surveiller les toutes premières productions. Outre Jean-Marin de Feuardent et la Cogumer, est entré au capital de la jeune société Pierre Corrue, gérant de la salaison boulonnaise Corrue & Deseille.

D.R.

Jean-Marin de Feuardent, entouré de ses associés guyanais venus à Boulogne veiller au process des premières productions.

Une pépinière spécialisée. La communauté d’agglomération du Boulonnais, qui gère cette pépinière d’entreprises entièrement dédiée à la filière des produits aquatiques, a spécialement adapté les locaux d’un atelier d’Haliocap pour faciliter le démarrage en avril 2013 de la fabrication. L’équipement (baratte, four électrique Arcos, balance, emballeuse, étiqueteuse, frigo…) représente un investissement d’environ 200 000 €. Jean-Marin de Feuardent ambitionne une production mensuelle de dix tonnes pour la première année. «Mais, ajoute-t-il, notre site à pleine capacité pourra atteindre 40 tonnes mensuelles.»