La Mission locale rurale stimule les initiatives

Un CLAP de démarrage pour les jeunes du Ternois

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8551 par

Via le Comité local d’aide aux projets (CLAP), la Mission locale rurale du Ternois apporte un soutien financier, humain et technique à des créateurs d’entreprises âgés de moins de 30 ans.

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D.R.

Deux aides financières ont été attribuées dans le cadre du CLAP depuis le début de l’année.

Encourager les initiatives en milieu rural, telle est la vocation du Comité local d’aide aux projets. «Le territoire s’est positionné sur cette politique et nous avons reçu le concours du Conseil régional, de la Direction départementale de la cohésion sociale, des différentes collectivités territoriales et des communautés de communes du Ternois et d’une partie de celle des 7 Vallées», explique Fabrice Dehaene, directeur de la Mission locale rurale qui porte ce dispositif. Ce dernier consiste à soutenir les initiatives associatives, sportives, culturelles, humanitaires, sociales mais aussi entrepreneuriales, émanant d’un public âgé de 18 à 30 ans. «On sensibilise les jeunes à la création d’entreprise. Parfois, ils ont un projet culturel qui évolue ensuite vers une démarche de concrétisation d’activité économique», souligne Fabrice Dehaene.

Depuis sa mise en place en 2009, une vingtaine de projets ont ainsi été accompagnés, dont une quinzaine se traduisant par des créations d’entreprise.

Dans le cadre du CLAP, diverses aides peuvent êtres apportées. Elles peuvent ainsi être d’ordre matériel, technique, humain ou financier, comme le confie Fabrice Dehaene : «On peut très bien prêter une salle de réunion, faciliter la mise en réseau avec des partenaires, donner des conseils sur le montage d’un dossier ou encore apporter un soutien moral… On peut, par exemple, consacrer une plage horaire pour réaliser des exercices consacrés à la rédaction de devis. Cerise sur le gâteau, selon certains critères, nous apportons un plus financier qui peut aller 700 à 1 200 euros, voire plus. C’est du cocooning, on insiste sur un niveau global, on travaille sur le projet de vie, ainsi on ne se substitue pas aux professionnels de l’accompagnement à la création. Nous évoluons en complémentarité.»

Depuis le début de cette année, deux jeunes, Aurélia Nawrocki et Maxime Saloppe, ont pu bénéficier d’un coup de pouce financier.

Soutien personnalisé. La première a ainsi pu reprendre un restaurant et le second, lancer son activité de plaquiste. Ces deux dossiers ont fait l’objet d’un suivi particulier et adapté. Avec l’un des deux porteurs, la Mission locale rurale a insisté sur l’aspect de l’estime de soi car il avait connu deux licenciements économiques. «Cette personne devait reprendre confiance en elle et prendre conscience de son savoir-faire et de son potentiel. Nous avons procédé par étape, nous l’avons ensuite positionné vers un programme de formation, notamment en gestion», précise Fabrice Dehaene.

Trente dossiers de ce type sont positionnés pour les mois à venir et ce type d’expérience se transforme bien souvent en une sorte de contrat moral. En effet, un lien fort se noue entre la structure et le candidat. De ce fait, les contacts se perpétuent au-delà de la phase de concrétisation.