Au pôle de sclérochronologie d'IFREMER à Boulogne-sur-Mer

Une morue australe de 3 500 ans auscultée

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8551 par

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La sclérochronologie est la science qui étudie des pièces calcifiées d’êtres vivants, notamment par l’analyse de leurs marques de croissance. Elle permet de reconstruire l’histoire vécue par les organismes vivants à partir de l’étude de leurs pièces calcifiées (otolithes, écailles…). Ainsi, plus de 35 000 pièces calcifiées de poissons sont traitées chaque année au pôle du centre Ifremer de Boulogne. Le responsable de ce pôle, Kelig Mahé, a accueilli du 22 avril au 4 mai une doctorante chilienne, Jimena Torres, qui prépare une thèse en archéologie entre l’université de Paris I Panthéon-Sorbonne et le muséum national d’Histoire naturelle.

D.R.

Jimena Torres a bénéficié du laboratoire du pôle de sclérochronologie Ifremer de Boulogne pour poursuivre ses recherches sur la morue australe.

Biologie marine et archéologie. La jeune chercheuse travaille sur une espèce de poisson − la morue australe (Salilota Australis) − dans le cadre d’un projet de recherche au Chili. Elle a collecté des échantillons calcifiés (otolithes et vertèbres) provenant de pêches actuelles mais aussi de fouilles archéologiques françaises et chiliennes datant approximativement de 3 500 ans réalisées à l’extrémité sud de l’Amérique du Sud, dans l’archipel de Patagonie. Les résultats des travaux menés au pôle de sclérochronologie de Boulogne permettront d’une part de comparer la croissance de la morue australe entre les différentes époques et de mieux comprendre les périodes de pêche et donc le mode de vie des ancêtres.