A Dunkerque, l’assemblée générale d’Opal’Air

Opal’Air cherche un second souffle

Publié dans l'édition Nord N. 8560 par

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CAPresse 2013

Christian Hutin, député-maire et président d’Opal’Air.

 Un député esseulé ? C’est parfois le sentiment que doit éprouver le président d’Opal’Air, Christian Hutin, également maire de Saint-Pol-sur-Mer, dans la direction du «groupe associatif» à triple structure (Opal’Air, le Secrétariat permanent de la protection contre les pollutions undustrielles et ATMO Nord-Pas-de-Calais). Cette dernière structure «ne peut plus fonctionner. Il y a de moins en moins de maires volontaires. Le statut fédéral n’est plus adapté. Certaines structures membres n’existent plus. Mais il faut garder notre ancrage territorial», explique l’édile devant la vingtaine de présents dans les locaux de l’ULCO. Pourtant, le travail ne manque pas : mise à jour des données 2011 sur l’étude des risques sanitaires de la zone industrielle du port de Dunkerque, recensement des sites et sols pollués sur le littoral, réalisation d’un diagnostic sur le rapport des matières dangereuses dans l’agglomération calaisienne, poursuite de l’étude sur les dioxines dans les sols autour des crématoriums de Dunkerque et Vendin-le-Vieil, poursuite de l’exploitation du réseau de mesure du bruit dans le Calaisis, le Dunkerquois… L’activité du SPPPI consiste aussi à animer les Comités locaux d’information et de concertation (CLIC), véritables outils de diffusion et de compréhension des risques de pollution. Par eux, des centaines de personnes visitent les usines des territoires du SPPPI. Autre relais de communication, les six sites internet du réseau associatif mettent en image les niveaux de pollution.

Excédent budgétaire et radioactivité. Même si la trésorerie est abondante, l’argent devient rare : «le département du Pas-de-Calais ne donne plus un sou», déplore Christian Hutin. Pour autant, «les fonds propres − 154 000 euros − sont trop importants pour la communauté urbaine de Dunkerque qui nous demande de les réduire», sourit l’élu. Explication historique : quand Opal’Air a été créé, les fondateurs avaient provisionné un an de fonctionnement. En 2012, un déficit volontaire a donc été réalisé. Le budget global atteint 350 000 euros. Pour consommer le surplus de fonds propres dans les quatre prochaines années, le réseau associatif compte investir et changera ses balises de mesure de la radioactivité. Parallèlement, en 2013, les travaux du réseau associatif s’élargiront à l’observation de la radioactivité ambiante. Un comité technique se met en place et définira un périmètre de surveillance, puis «d’établir les règles de communication adaptées».