Visite de Pierre de Saintignon chez Express Packaging

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8561 par

Après le dossier épineux de Calaire chimie à Calais, reflet d’une industrie régionale mise à mal, Pierre de Saintignon, vice-président du Conseil régional, s’est rendu le 3 mai dernier chez Express Packaging à Arques : une PME du secteur industriel qui, elle, va plutôt bien…

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Une décennie qu’Express Packaging creuse le même sillon : se développer en dehors de son client historique, Arc international. En 2006, l’emballage des produits d’Arc est une des nombreuses activités internes du géant verrier. Avec le plan de restructuration (2 900 pertes de postes), certains cadres de la division emballage externalisent l’activité et se tournent vers d’autres clients avec une équipe restreinte (11 personnes à peine). «On a franchi le cap en 2006 afin de mutualiser la structure. On avait l’expérience et l’outil. De 98% de notre chiffre d’affaires avec Arc international, on est passés à 50%», explique Claude Vaillant, directeur général d’Express Packaging. L’entreprise conserve pour autant Arc international au capital, tout en développant ses capacités de travail. Ces quatre dernières années, 15 millions d’euros ont été investis dans des machines. L’élargissement de la clientèle a en effet obligé l’entreprise à s’équiper en machines plus performantes.

CAPResse 2013

Pierre de Saintignon visite Express Packaging avec Bruno Magnier, maire de Saint-Omer.

Des subventions pour l’embauche. «Trois machines à imprimer, une prépresse neuve, d’autres équipements plus petits», égrène le directeur tout au long d’une nouvelle ligne de la chaîne d’emballage des produits. Aujourd’hui, Express Packaging emploie 120 personnes, la plupart issues des rangs d’Arc international, et traverse sans trop de dommages la crise : «nous avons un surcroît d’activité qui nous conduit à recruter une vingtaine de personnes dans les prochains mois», sourit le dirigeant. Le Conseil régional participe certes au plan de développement de l’entreprise en lui apportant pour la seconde fois des fonds. L’an dernier, près de 900 000 euros lui avait été alloués contre la promesse de 18 embauches. L’agglomération audomaroise fait également partie des cofinanceurs des projets de l’entreprise. Un exemple qui fait rêver la Région qui s’est investie dernièrement dans le dossier Calaire chimie à Calais, menacée par une fermeture et la suppression de 198 emplois. «Nous avons fini très tard lors de la table ronde au Conseil régional. Nous facilitons le dialogue entre tous les acteurs. Oui, nous sommes favorables à un plan de continuation ou à un plan de reprise», indique à cet égard l’édile. «Mais aujourd’hui c’est une journée d’optimisme !», ajoute-t-il. Tout n’est donc pas noir dans le paysage industriel territorial mais les entreprises industrielles peuvent-elles encore s’en sortir sans fonds publics ?