Challenge de la performance commerciale 2013

Cathelain cherche une reconnaissance de son savoir-faire

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8575 par

A Hermies, l’entreprise Cathelain est devenue, depuis la fin des années soixante-dix, une spécialiste de la construction de bâtiments industriels et commerciaux clés en main. Malgré un marché sous tension, la société de 200 salariés réussit à tirer son épingle du jeu. La dimension humaine de l’entreprise y est pour beaucoup.

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ACT'Presse

René Dontgez souhaite avoir une reconnaissance de son savoir-faire.

Au cœur du Pas-de-Calais, à Hermies, en pleine campagne à proximité des grands axes de communication que sont l’A1, l’A2 et l’A26, Achille Cathelain a créé en 1920 une activité d’exploitation de sable de carrière. «Lorsque son fils a repris les rênes de l’entreprise, il l’a développée dans les travaux publics, puis dans le BTP», précise René Dontgez, directeur général de l’entreprise depuis 1992.
Au fil des années, l’entreprise a continué à se diversifier pour devenir un des acteurs incontournables à l’échelle régionale, mais aussi nationale, de la construction de bâtiments industriels et commerciaux.
Passée sous le giron du groupe Gagneraud en 1992, Cathelain a su garder son indépendance et s’est développée. «Notre entreprise compte aujourd’hui 22 salariés, 450 si l’on compte l’ensemble des filiales.» Sur son terrain de prédilection qu’est le Grand-Nord, Cathelain a créé une entité à Abbeville, une seconde à Haubourdin et une autre à Colembert suite au rachat de Novebat, une activité de rénovation. 
Autre spécificité de cette société, elle emploie beaucoup d’apprentis : «Du CAP au master, depuis plus de 15 ans ils constituent notre vivier de recrutement». Ainsi, chaque année, ils sont entre cinq et dix à intégrer les effectifs de l’entreprise dans le cadre de leur apprentissage.
Cathelain est connue et reconnue et a su développer une activité de construction de bâtiments clés en main, reprenant l’ensemble du processus (autorisation, construction, aménagement). Une mutation d’autant plus nécessaire que son marché est devenu très concurrentiel. «Nous gardons encore une petite spécificité dans la mesure où nous travaillons sur une taille de bâtiment intermédiaire et sur du très spécifique.» Chaque dossier et unique, l’entreprise n’a donc pas le droit à l’erreur.

Rester humain. René Dontgez a une grande expérience en matière de performance commerciale. Il définit l’entreprise performante comme étant celle alliant rentabilité et social : «Si une entreprise veut vivre, elle doit gagner de l’argent, tout en respectant ses hommes.»
Pour atteindre un bon niveau de performance, l’ensemble du personnel de l’entreprise est impliqué dans la préparation et l’organisation des chantiers. «Je pars du principe qu’un chantier bien préparé est un chantier quasiment terminé.»
L’entreprise participe pour la première fois au Challenge et elle attend beaucoup en termes de retour d’image. «Nous nous sommes rendu compte que beaucoup de nos clients ne nous connaissent pas bien. Ils n’ont pas idée de la palette de services que nous pouvons leur proposer», conclut le directeur général, qui espère, grâce aux résultats de l’enquête, améliorer la communication et se voir confirmer la qualité du savoir-faire de l’entreprise.