Des entrepreneurs lillois s’imprègnent de la culture d’affaires américaine

Publié dans l'édition Nord N. 8578 par

EuraTechnologies et l’université de Stanford ont remis, le 21 juin dernier, leurs diplômes aux dirigeants d’entreprise de la 3e promotion du programme de formation à l’innovation qui se tient à Lille et dans la Sillicon Valley en Californie.

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 D.R.

 

Cyril Delbecq fait partie des 27 diplômés 2013 du «Stanford – Lille Innovation & Entrepreneurship Program» célébrés le 21 juin à l’Hermitage Gantois. Le codirigeant d’Ineat conseil, spécialisé en gestion de flux d’information à EuraTechnologies, dit avoir perçu dans la Sillicon Valley une «réalité qui n’est pas nôtre». «Les Américains sont pragmatiques, savent aller droit au but.» Stéphane Belhassen, patron de Talent Plug, spécialiste de l’acquisition de talents également à EuraTechnologies, parle de ce programme de formation comme «d’un bouillon d’échanges» pour étoffer les réseaux.

Des avis diversifiés mais qui convergent vers l’objectif assigné au programme «Stanford – Lille Innovation & Enterpreneurship Program» : former les entrepreneurs à monétiser leurs innovations plus rapidement… Ce que Cyril Delbecq traduit par la formule «aller vite, loin et viser haut», qu’il faut «savoir traduire en stratégie dans différents domaines, que ce soit l’innovation, la gestion RH, le marketing, etc.». Le temps qui sépare le moment où jaillit la bonne idée et le moment où cette bonne idée passe à l’étape de projet puis en produit ou service n’est pas le même dans la culture économique à la française que dans la culture américaine. Ce délai de maturation est bien plus long en France qu’aux Etats-Unis. Parmi les facteurs qui contribuent à dilater ce temps en France, la levée de fonds. Cyril Delbecq note : «En France, ce qui semble préoccuper les financeurs c’est ‘comment je fais pour ne pas perdre de l’argent’ alors qu’aux Etats-Unis c’est ‘comment je fais pour gagner de l’argent’. Chez les Américains, les dettes comptables ne représentent pas en soi un obstacle pour obtenir un financement. Alors qu’en France pour octroyer le crédit, la banque va passer tous les ratios de l’entreprise au peigne fin.»

Si chacune des cultures a ses avantages et ses inconvénients, il est sûr que celle qui favorise le succès rapide et grand séduit. Demain n’est pas la veille pour la France bascule dans la culture des affaires à l’américaine. Ce qu’espèrent les initiateurs du  «Stanford – Lille Innovation & Entrepreneurship Program», c’est que les dirigeants lillois s’enrichissent de quelques recettes ayant fait leurs preuves outre-atlantique.

 

Encadré :

Le CITC fait découvrir les usages domestiques des technologies du sans-contact

Le projet Smarthome à EuraTechnologies est un prototype de «maison intelligente » montrant les usages de l’Internet des objets pour répondre aux besoins domestiques du quotidien. Un robot qui sonne l’alerte en cas de pic de CO2 et ouvre portes et fenêtres pour aérer ; un mur du salon qui permet d’émettre des appels par son simple survol avec un téléphone mobile ; une armoire à pharmacie d’aide à la médicamentation (posologie, alerte en cas d’erreur…) ; ou encore un cellier qui propose des recettes, réalise un inventaire en temps réel des produits alimentaires, signale les dates de péremption… Tous ces usages sont déjà des réalités. Des applications développées par les partenaires du CITC-EuraRFID à EuraTechnologies. Le 22 juin dernier, des dizaines de personnes ont pu visiter cette «maison intelligente» dans le cadre des journées portes ouvertes des sites d’excellence de la métropole lilloise.