Première partie : "Made in Hainaut" ouvrait ses portes aux investisseurs wallons

Et si on s’intéressait enfin à l’offre belgo-wallonne ?

Publié dans l'édition Nord N. 8582 par

Comment organiser les flux d’entreprises de chaque côté de la frontière Hainaut-Wallonie ? Les responsables belges d’Awex ont témoigné lors d’un salon remarqué à Wallers-Arenberg à l’initiative de la CA Porte du Hainaut. Pas triste et pas toujours drôle à entendre côté français…

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Il faudra aux entrepreneurs et élus nordistes et français tenir un jour ou l’autre compte des observations belges pour espérer avancer dans la coopération sur chaque versant frontalier. Cette frontière (administrative surtout), ceux qui disent qu’elle n’existe plus n’ont qu’à se rendre au 1, rue du Chapitre à Mons, chez Awex, pour voir que c’est faux ! Les Français multiplient les freins administratifs à l’export et se gargarisent de clichés sur la Belgique. C’ est l’impasse !

Structuration belge… Pierre Libioulle (président d’Awex Mons) et Catherine Lheureux, chargée des dossiers entrepreneuriaux, œuvrent pour que les investisseurs français et belges puissent s’installer dans la partie francophone des deux pays. Awex, agence wallonne à l’exportation et aux investissements étrangers (Wallonia à l’extérieur), rayonne dans le monde avec 200 collaborateurs (autant en Belgique) et 100 postes en binômes dédiés aux questions économiques. Mons, face au Valenciennois, tourne avec 20 personnes, Namur 30, etc. Le territoire est quadrillé par ces agences ; Mons compte 8 collaborateurs proches de l’entreprise mais aux compétences larges qui − élément important − n’ont que trois niveaux pour atteindre le ministre. Awex a même ouvert une antenne  à Lille, rue de-Lattre-de-Tassigny. Du côté belge, c’est donc très structuré.

… et illisibilité française. On  y prend les choses au sérieux au point de conseiller à l’entrepreneur wallon de faire ses classes en France avant de tenter la Chine. A la différence des structures françaises nombreuses et illisibles,  Awex travaille avec le secteur privé au quotidien, les deux sont assis au même CA. Wallonie Bruxelles International fait ce qu’Awex ne fait pas mais au plan national et international, par exemple pour l’ Interreg 2014-2020  ou  dans la R&D via une plate-forme technique. La Belgique s’est dotée de deux structures voisines au niveau national et flamand, ce qui veut dire que tout le monde travaille d’abord pour la Belgique avant de songer à son territoire, le tout sous la gouverne du prince Philippe devenu roi depuis peu.

En potentialité, le fichier clients  compte des milliers de sociétés, la majorité wallonnes. Il est vrai qu’Awex tourne surtout le regard vers le Nord-Pas-de-Calais. Mais… Catherine Lheureux regrette que, «beaucoup d’énergie soit dépensée, beaucoup de temps perdu en réunions pour peu de rendement. L’un des problèmes majeurs est qu’on ne sait pas quel est le niveau réel de responsabilité décisionnelle du Français que l’on a en face de soi alors que nous, nous pouvons décider  sur le champ !» 

 

Note. Exportations belges : 28,2% en France, autres pays que l’Europe et les USA 19,9%, Allemagne 15,4%, Pays-Bas 9%. Investissements étrangers en Belgique : USA 36,7%, autres pays qu’européens 20,4%, Flandre 19,1%, France 7,7%, (…) Pays-Bas 2,3%.

 

Contact : p.libioulle@awex.be

 

Dans une prochaine édition, retrouvez la seconde partie : Heurts et malheurs des échanges transfrontaliers…

 

(avec une photo)

 

D.R.

M. Robert représentait Wallonia Awex à Wallers-Arenberg pour informer les entrepreneurs français des possibilités wallonnes.