Hawsting, l’intermédiaire qui dit «simplifier» les tarifs du cloud

Publié dans l'édition Nord N. 8578 par

Cette PME franco-américaine, créée par des start-up d’EuraTechnologies et implantée en Floride aux Etats-Unis, a lancé mi-mai une nouvelle activité qui consiste à faciliter l’achat de puissance de calcul en informatique chez Amazon Web Service, acteur mondial du cloud.

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D.R.

Didier Renard et Paola Usquelis, codirigeants de Hawsting.

 

Généralement l’intermédiation se traduit par un renchérissement des coûts.  Hawsting, intermédiaire financier en informatique dématérialisée, a conçu un modèle économique avec, pour finalité, de baisser les tarifs à ses clients. Ces derniers sont essentiellement les usagers  des data-centres d’Amazon Web Services (AWS), lequel est plus connu pour le commerce électronique mais moins pour le métier du cloud dont il est pourtant l’un des principaux opérateurs sur la planète avec plus de 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Pour l’achat de puissance de calcul informatique, AWS propose deux possibilités à ses clients : environ 0,20 €  de l’heure ou 0,12 € à condition de payer un droit d’entrée annuel d’à peu près 500 €. L’intermédiation de Hawsting se situe entre ces deux offres : environ 0,15 € de l’heure mais sans payer de droit d’entrée. «Nous proposons ainsi de la flexibilité et de la souplesse, et nous gérons un risque derrière», explique Didier Renard, dirigeant de Hawsting. La simple dénomination commerciale est un jeu de mots qui résume à lui tout seul son activité d’intermédiation financière du cloud. Une phonétique en diapason avec le terme hosting (hébergement) et un clin d’œil graphique au partenaire AWS dont les trois lettres figurent. L’offre de Hawsting a été lancée mi-mai à EuraTechnologies parmi des partenaires et d’autres PME à l’origine de sa création. Parmi celles-ci, Tasker, courtier en informatique dématérialisée, dont le fondateur n’est autre que Didier Renard. Hawsting a été créée un peu plus d’un an plus tôt de la «collaboration entre EuraTechnologies et l’université Stanford». Il a fallu 16 mois pour développer les modules technologiques sur lesquels repose le fonctionnement de ce nouveau modèle économique.

Le siège de Hawsting n’est cependant pas en France. C’est en réalité une entreprise américaine créée par des Lillois car sa domiciliation est à Miami, en Floride. Un choix d’implantation dicté par la volonté de se développer sur le marché américain. «Aujourd’hui, 60% du marché est sur le territoire américain, indique Didier Renard. Il est vrai que le marché du cloud se développe de plus en plus dans le monde, en Europe et en France, mais avec trois ou quatre ans de décalage.» Hawsting a mis le cap sur 127 millions de dollars de chiffre d’affaires fin 2017.