Musée-atelier du Verre de Sars-Poteries

Nouveau bâtiment à l’horizon 2015

Publié dans l'édition Nord N. 8578 par

Dans deux ans, le musée, situé dans l’ancienne demeure d’un patron verrier, devrait déménager dans des locaux aux lignes modernes qui seront édifiés près de l’atelier (ouvert en 2001).

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D.R.

La maquette du projet que l’on peut observer à la mairie de Sars-Poteries.

 

Pour l’instant, à Sars-Poteries, commune de l’Avesnois qui fut jadis une cité verrière, il y a d’un côté le musée, dont l’histoire a commencé en 1967 avec une première exposition : il s’agit des fameux «bousillés», ces objets utilitaires en verre réalisés par les ouvriers à leurs rares moments perdus. Et de l’autre, l’atelier, lieu de résidence d’artistes et de création de classe internationale. Les origines de ce dernier remontent à 1976 mais ses locaux actuels (1 200 m2), près du centre du village, datent de 2001.

En 2015, si tout se passe comme prévu, les deux seront réunis sur un même site. La nouvelle construction doit trouver sa place entre l’atelier et la départementale vers Solre-le-Château. L’entrée du public est prévue de ce côté-là.

 

Le projet. Le futur musée, étalé sur 3 000 m2, aura, selon les reproductions disponibles, des lignes modernes, des toits en arêtes et des couleurs évoquant la pierre bleue locale. Il offrira 1 000 m2 d’expositions permanentes ou temporaires (au lieu des 300 m2 actuels), ainsi que des espaces dédiés aux activités culturelles (auditorium, ateliers pédagogiques…). Les réserves disposeront également de plus de place.

L’agence toulousaine W-Architectures, dirigée par Raphaël Voinchet, a remporté le concours en 2012. Début juin, le projet en était à l’instruction du permis de construire.

 

Une structure du Conseil général. Si la création du musée remonte à l’année 1967 (à l’initiative du curé du village) et s’est appuyée sur cet étonnant patrimoine ouvrier et familial des «bousillés», les premières acquisitions d’œuvres contemporaines remontent, elles, à 1982 et la départementalisation à 1994.

Il y aurait aujourd’hui 3 000 «bousillés», réalisés aux XIXe et XXe siècles, et quelque 550 œuvres contemporaines signées. Mais, faute de place, 20% seulement sont exposées.

Dans sa communication, le Conseil général rappelle que la décision de créer le nouveau musée a été prise en 2009 et qu’un nouveau directeur, Olivier Quiquempois, a été recruté en juillet 2012. Sa mission sera de suivre ce chantier annoncé à un coût de 13 millions de travaux. Première pierre prévue fin 2013. L’ambition est d’accueillir 50 000 visiteurs par an, soit trois fois plus qu’aujourd’hui.

 

Appel au mécénat. On se souvient de la monumentale statue drapée, en verre, de l’artiste Karen LaMonte… Fin 2011/début 2012, elle avait été acquise par le musée à l’issue d’une souscription inédite : plus de 300 donateurs (dont deux tiers d’entreprises) pour une somme à réunir de 115 000 euros. Depuis, un appel au mécénat a été lancé à l’adresse des entreprises et des fondations, les futurs mécènes devant être regroupés dans un club.