Cinquième édition de Campus experts

«Crédit, croissance, emploi : triptyque vertueux des experts-comptables»

Publié dans l'édition Nord N. 8604 par

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D.R.

Hubert Tondeur et Joseph Zorgniotti.

 

 

 La Gazette. Quel message voulez-vous faire passer par votre présence ?

Joseph Zorgniotti. Mon slogan est «Mieux servir les cabinets pour qu’ils puissent mieux accompagner les entreprises», c’est-à-dire leur donner les outils et les moyens de cet accompagnement dans un contexte qui n’est pas évident, même s’il y a un léger mieux. Est-ce que cet accompagnement qui devrait permettre le crédit va permettre la croissance et l’emploi ? Le triptyque vertueux sur lequel la profession doit s’arrimer, c’est le crédit, la croissance, l’emploi. Le rôle spécifique réservée par la loi aux professionnels réglementés, c’est d’une part d’être les intermédiaires entre les pouvoirs publics et les entreprises pour rendre intelligibles les textes et les moyens mis à leur disposition et, d’autre part, d’être le vecteur de la remontée des problèmes rencontrés sur le terrain. 

 

Comment se porte la profession ?

J. Z. Quand les entreprises souffrent, les cabinets souffrent. C’est aujourd’hui leur problématique car ils ont des soucis pour se faire rémunérer. Les cabinets ont un lien de très forte proximité, d’excellence, de confiance, d’affection avec le chef d’entreprise. Notre objectif, c’est de le soulager de tous ses problèmes comptables, fiscaux, administratifs pour qu’il se consacre à ce qu’il sait faire le mieux : faire du chiffre d’affaires, de la croissance.

Hubert Tondeur. La région s’inscrit dans cette logique. L’action du Conseil est d’aider les confrères pour leur donner les moyens de continuer à aider les entreprises dont ils sont les premiers conseillers. Suivi par plus de 300 d’entre eux, Campus experts, par les rencontres qu’elle offre avec les partenaires et les fournisseurs de la profession, et par les formations qu’elle propose, répond totalement à cet objectif. 

 

Quelles sont vos relations avec les pouvoirs publics ?

J. Z. Excellentes. Aujourd’hui, nous les accompagnons sur l’ensemble des dispositifs mis en œuvre en direction des entreprises grâce à « Conseil sup’services » qui permet de s’approprier les textes…  Sur le CICE, il ne faut pas le mélanger avec son préfinancement qui n’a pas rencontré le succès que les pouvoirs publics en attendaient. Toutes les entreprises qui ont des salariés en bénéficieront après leur bilan 2013, 4% d’abord, puis 6%. Le différenciel de compétitivité avec l’Allemagne est de 12 points ; 6 points, c’est la moitié de l’étape qui est franchie. Il ne faut pas l’oublier. 

H. T. Il en est de même localement où nos actions communes avec les pouvoirs publics pour relayer les outils du pacte de compétitivité concourent à tenter de redonner de la compétitivité aux entreprises régionales. La conférence du31 octobre dernier en présence de Jeanne-Marie Prost, médiatrice nationale du crédit, avec la DRFIP, la BPI et la Banque de France en est un exemple.