Une communauté de communes pévèloise dans trois mois

Dans la dernière ligne droite…

Publié dans l'édition Nord N. 8600 par

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D.R.

Jean-Luc Detavernier (au micro) «ferait» campagne pour la présidence dès janvier 2014. Mais sera-t-il le seul candidat ?

Après les votes communaux de l’été, malgré quelques oppositions venant de la CCPP (CC du Pays pévélois) et de son président Luc Monnet (également maire de Templeuve) − pas hostile au principe d’une fusion (en fait un élargissement) mais dont les préalables, financiers notamment, à la création de ce nouvel EPCI n’ont pas été retenus par le préfet −, tout avance selon le calendrier prévu. Au 1er janvier 2014, au sud de Lesquin et aux portes de Saint-Amand-les-Eaux, Marchiennes et Tournai1, l’antique Pavula des Romains deviendra la CC Pévèle-Carembault ! Car il a fallu y ajouter les gens du Phalempinois (que d’aucuns situaient en Haute-Deûle).

 

Gommer les tensions politiques. Le siège − on parle d’un bâtiment neuf − est temporairement à Pont-à-Marcq, chef-lieu de canton qui n’avait jusque-là jamais adhéré à un des EPCI pévélois et qui voit ironiquement son isolationnisme, parfois mal perçu, aujourd’hui récompensé (66% des communes ont voté pour elle). Montrons en effet la logique d’une ville qui se structure d’importance sur le plan routier et qui se situe au cœur géographique d’un futur EPCI de 90 000 âmes pour 38 communes, créant aussi de nouveaux lieux de vie et de détente avec, entre autres, un grand 18 trous. Choisir d’autres villes (12 communes auraient préféré Templeuve) aurait créé bien des problèmes car ici tout est affaire d’équilibres savamment dosés et de permanents consensus. Ainsi, l’actuel président d’un petit EPCI (Espace en Pévèle, près d’Orchies) est-il clairement intéressé par la présidence de la CCPC. Jean-Luc Detavernier (conseiller général d’un canton qui sera modifié, et coprésident du Pays pévélois) est soutenu par le député Thierry Lazaro dont il est le suppléant, puis par le maire d’Orchies, sénateur et conseiller régional, Dominique Bailly. D’autres s’ajouteront très certainement le jour venu à ces deux soutiens intrinsèquement importants, émanant, qui plus est, de bords politiques opposés. Une situation idéale pour les partisans des intercommunalités qui, disent-ils, gommerait les tensions politiques dans l’intérêt d’un territoire avant tout et de ses habitants ! Mais en serait-ce terminé des querelles de clocher pour autant ?

Le nombre de délégués sera de 59, même si tout le monde n’est pas satisfait (Coutiches, Beuvry-la-Forêt). Les 23 et 30 mars 2014, ces délégués seront élus, puis il faudra voter pour un président et des vice-présidents. Un administrateur territorial (placé au-dessus d’un DGS) − en cours de recrutement − mènera les premières installations de personnels (plus de 100 agents). Il faudra préciser les statuts, puis le préfet prendra l’arrêté définitif. 

 

1. En fait les contours de la CCPC ne sont pas ceux de la Pévèle historique, plus larges. Les conseils municipaux ont voté pour ce territoire à 95% .