Premier réseau social dédié au cancer

Esperity™, un site pour les patients

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 18600 par

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D.R.

Le docteur de Hemricourt et son associé, le docteur Mitchell Silva, au lancement du réseau EsperityTM.

«Nous savons qu’en cancérologie le jumeau médical n’existe pas, mais l’idée est de permettre à des personnes qui se correspondent le plus du point de vue de leur maladie de rentrer en contact», explique le docteur Erard Le Beau de Hemricourt. Pourquoi ? D’abord parce que le cancer est une maladie mondiale qui, entre 2000 et 2020, connaîtra une progression du nombre de nouveaux cancers de plus de 50% (en 2008, 13 millions de nouveaux cas ont été diagnostiqués). Ensuite, «parce que le patient d’aujourd’hui a accès à une mine d’informations, qu’il joue un rôle actif dans la gestion de sa maladie et de son traitement, poursuit-il. La recherche médicale est le 3e poste de recherche sur le web, 80% des patients vont sur le Net, et 40% d’entre eux font même plus confiance aux autres patients qu’à leur propre médecin». Le concept Esperity™ est né de ces constats. «Esperity™ est un site fait pour les patients et alimenté par les patients. L’idée est de leur donner un outil pour les aider à mieux se prendre en charge et comprendre le langage médical», insiste le praticien.

 

Couvrir la planète pour faire avancer la recherche. Chaque compte se compose de différents modules : suivi quotidien, mur public, gestion des traitements… Et à l’instar de Facebook ou Twitter, chaque individu doit s’inscrire pour pouvoir interagir avec les autres membres de la communauté Esperity™. «Il s’agit de renseigner une fiche de présentation basique, mais au plus les patients vont donner d’informations au mieux ils trouveront leurs jumeaux», commente Erard le Beau de Hemricourt. Basé sur une vision d’ensemble à grande échelle qui augmente la validité médicale, Esperity™ permettra de montrer les tendances (interactions de certains modes de vie avec certains types de cancers ou traitements) qui seront par la suite analysées par les médecins dans l’objectif de faire progresser la recherche. Plus de 250 types de cancers ont été répertoriés, 800 médicaments anticancéreux ont été recensés, 700 effets secondaires, 300 mutations génétiques, etc. Mais les patients sont libres de faire évoluer cette liste. «Le principal but est d’améliorer la prise en charge du cancer, la qualité de vie des patients et finalement, d’accroître la survie des malades», ponctue le médecin qui ambitionne de pouvoir rapidement «couvrir l’entièreté de la planète». Une semaine après son lancement le site comptait déjà plus de 500 connexions cumulatives, et s’apprêtait à être traduit en anglais, flamand, allemand, espagnol, portugais, russe, arabe…