Une convention entre l’Etat, LMCU, Orange et SFR

La Métropole, future « smart city » ?

Publié dans l'édition Nord N. 8604 par

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Le plan gouvernemental «France très haut débit», initié par Fleur Pellerin, ministre déléguée en charge des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Innovation et de l’Economie numérique, a été lancé en mai dernier. D’ores et déjà, Lille a choisi d’en faire partie. Le 28 octobre, la première convention «France très haut débit» pour le déploiement du réseau FTTH1 a été signée. Son objectif est concret : déployer la fibre optique sur l’ensemble des communes de la Métropole. Les opérateurs Orange et SFR se sont répartis la tâche et cofinancent l’opération : 11 communes pour Orange, 70 pour SFR, parmi lesquelles les moins denses où même un portable ne passe pas ! Auxquelles s’ajoutent quatre communes dites «très denses» : Lille, Roubaix, Tourcoing et Lomme, où l’ensemble des opérateurs pourra y déployer la fibre. Pour la ville de Lille, il y avait urgence. Une délégation de service public avait même été lancée il y a deux ans. La Ville y a finalement renoncé car trop coûteuse (30 millions d’euros). Avec cette convention, les opérateurs soulagent la facture ! D’autant que la région a cette particularité d’avoir la moitié de ses communes qui sont rurales. Et 24 communes ne disposant pas d’un accès à Internet à haut débit (soit moins de 2 mégabits contre 100 avec la fibre) bénéficieront donc d’un déploiement ultra rapide de la fibre optique par SFR. «Nous n’imaginons pas que certains habitants ne soient pas équipés en haut débit», a expliqué Martine Aubry, présidente de LMCU, maire de Lille. «Les habitants seront intégralement couverts par la fibre optique d’ici 2020. Nous pouvons travailler ensemble en bonne intelligence entre opérateurs et collectivités», a déclaré Pierre Louette, directeur général adjoint et secrétaire général d’Orange.

 

D.R.

Fleur Pellerin aux côtés de Martine Aubry.

Soutien aux collectivités. Pour cette grande première, Fleur Pellerin avait fait le déplacement dans les locaux de LMCU : «Avec le très haut débit, nous avons un chantier d’infrastructure majeur pour réduire les fractures. L’absence de plan qui prévalait laissait les collectivités et les opérateurs dans le vide. Le plan de déploiement du très haut débit est aujourd’hui en phase opérationnelle, c’est un chantier qui s’inscrit dans la durée.» Sur le plan national, 40 schémas de déploiement seront étudiés (soit 50 départements concernés) pour un investissement de 150 millions d’euros. En février dernier, le président de la République a annoncé la mobilisation de 20 milliards d’euros dans les dix prochaines années pour développer l’accès au très haut débit pour tous, dont environ 3 milliards de subventions de l’Etat pour soutenir les projets des collectivités.

  1. « Fiber to the home » ou fibre optique.