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«Nous sommes en avance sur les Chinois pour le commerce connecté»

Publié dans l'édition Nord N. 8606 par

Julien Saumande est le dirigeant de Phocéis, agence mobile et digitale à Villeneuve-d’Ascq. La PME remporte comme l’an dernier le 3e prix pour une croissance du chiffre d’affaires de 453% sur cinq ans.

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 D.R.

La Gazette. Commençons d’abord par cette évolution majeure actuellement en cours chez Phocéis.  Votre arrivée pour la première fois à l’international…

Julien Saumande. Nous avons ouvert une filiale ce début novembre à Hongkong. Nous sommes en négociation avancée pour signer deux contrats en Chine et à Taïwan. Il est vrai qu’en Chine il y a des développeurs d’applications. En revanche, de vraies innovations dans le commerce connecté, pour l’instant, il n’y en a pas tant que cela. Nous sommes encore avant-gardistes en France sur eux en termes d’usage.

Une avance compétitive synonyme donc de marché potentiel pour les start-up françaises ?

C’est un marché mûr. Pour l’instant il n’y a pas grand monde qui propose ces types d’innovation là-bas. C’est clairement un marché à conquérir.

A quels secteurs appartiennent les clients avec lesquels vous êtes en négociation ?  

Notre cible c’est toujours la distribution. Pour tout dire ce sont des entreprises européennes installées en Chine et qui n’ont pas sur place les compétences nécessaires pour innover comme nous le faisons en France. Elles font donc appel à des entreprises françaises. A part ces deux contrats, nous avons encore quelques contacts là-bas. C’est pourquoi nous avons décidé de nous y implanter. L’étape suivante c’est de recruter quelqu’un sur place.

Quelle a été votre stratégie pour l’international ? Avez-vous sollicité l’un des nombreux dispositifs régionaux d’accompagnement à l’international des PME ?

C’est une stratégie construite de façon formelle. Quelqu’un nous a appelés de Shanghai pour savoir ce que nous faisons. Cette personne m’a demandé si je prendrais le risque de prendre un billet pour aller les voir. Ce que j’ai fait. Ce premier contact a débouché sur le contrat qui va être finalisé. C’est vrai qu’ensuite je suis allé voir la CCI internationale à Lille qui m’a mis en relation avec pas mal de gens. J’ai profité aussi des réseaux sociaux et des réseaux professionnels pour multiplier les contacts sur place.

Vos produits qui intéressent ces clients en Chine, quels sont-ils ?

C’est tout ce qui facilite le shopping digital pour les clients : retrouver le magasin le plus proche, recevoir des promotions sur son mobile, acheter depuis son mobile, etc. En Chine, la puissance de feu est supérieure. Facebook y est interdit. Son équivalent chinois c’est WeChat, qui a compté de suite 400 millions d’utilisateurs. C’est tout l’intérêt d’avoir des compétences chinoises pour comprendre les spécificités locales et surmonter la barrière de la langue.

Un mot sur le maintien de Phocéis au top 3 au Palmarès Deloitte ?

Surpris. C’est un plaisir. Cela nous donne encore un peu plus de visibilité.