Sur la Côte d’Opale, une offre répartie

Un arc de disponibilités immobilières

Publié dans l'édition Nord N. 8600 par

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D.R.

Inauguration de la pépinière d'entreprise de la zone Marcel Doret en novembre 2011.

 

De l’offre, il y en a sur la Cote d’Opale. Bénéficiant de quatre bassins de vie étalés sur son littoral (Dunkerque, Calais, Boulogne-sur-Mer et Montreuil), la CCI Côte d’Opale cultive une palette immobilière importante. Egrenée sur une demi-douzaine de villes, elle tient place de manière visible : à Boulogne-sur-Mer, elle dispose de 23 bureaux allant d’une surface de 10 à 50 m² dans son complexe Saint-Pierre ; à quelques kilomètres du premier port de pêche français, elle loue ou vend à Outreau un bâtiment indépendant de 170 m² sur un espace foncier de 940 m². A Calais, la zone d’activité Marcel Doret a vu pousser un hôtel d’entreprise il y a 3 ans. Aujourd’hui, elle est aux deux-tiers remplie. La CCI Côte d’Opale avait été dans les premières à se lancer dans l’immobilier d’entreprise dans les années 80 en construisant un bâtiment dédié aux entreprises de dentelle. Succès mitigé à l’époque mais les cellules ont abrité depuis bien d’autres activités économiques. Toujours dans la même zone, deux bâtiments accueillent une «pousse à start-up» – Tektos. Dirigée par un franco-américain, ce bouillon de culture à entreprise numérique vient d’implanter un premier projet avec 49 emplois à la clé. Le village d’entreprise Doret se décline en trois numéros qui mettent en exergue leur classement en zone franche. En tout, plus de 5 000 m² de bureaux et d’ateliers.

 

Toute une file de sites immobiliers le long de la Côte. Plus à l’ouest, les consulaires ont essaimé à Gravelines dans la zone d’activités de la Lorette, proche du chantier du terminal méthanier. Deux ateliers, deux bureaux et un quai de déchargement attendent les sous-traitant du chantier géant d’à coté. En créant des «points de croissance» économique via l’immobilier, la CCI CO en profite pour vendre du foncier (et même de louer des terre-pleins) afin de conforter les nouveaux pôles. Portuaire, le territoire dunkerquois en joue naturellement ; notamment en s’ouvrant sur ses axes autoroutiers (A 15/A 1). A la sortie «Craywick» (la n° 53) se prolonge le long de la route de port ouest des îlots d’activités industrielles ou de services. La zone Eurofret (Loon-Plage-Craywick) cède également une parcelle de 2 hectares. Enfin, le pôle dunkerquois dispose aussi de son village d’entreprises à Saint-Pol-sur-Mer – Michael Naels, qui accueille depuis 2008 quelques dizaines de créateurs. Lui aussi en zone franche (dont l’inscription dans le dispositif est possible jusque fin 2014…), il s’adosse au port est de Dunkerque. Pour monter ses projets immobiliers, la CCI de Dunkerque (qui a fusionné depuis avec celles de Calais et Boulogne-sur-Mer) a aussi crée une filiale : CREIMMO. Ses deux réalisations sont sorties de terre à Gravelines et Saint-Pol-sur-Mer. Naturellement, d’autres possibilités immobilières existent hors cadre consulaire. D’autres sont à venir dans les espaces fonciers du Grand Port maritime de Dunkerque, de la zone d’activité de la Turquerie à Calais, ou encore des espaces gagnés sur les ex-terrains de la Comilog à Boulogne-sur-Mer. Cela dépendra de la situation du marché. Si la crise l’a rendu un peu atone, il a pu bénéficier d’une croissance marquée si l’on en croit l’exemple du village d’entreprises – réalisé par le promoteur BECI – à Coquelle. L’investisseur a constamment construit en blanc ces sept dernières années sans rencontrer de difficultés majeures pour louer.

 

D.R.

La zone d’activité Marcel Doret à Calais dispose de plusieurs bâtiments en propre. Ici, la pépinière en chantier en 2010.