Sambre-Avesnois : l’Auberge de l’Hermitage

Un restaurant qui revient de loin

Publié dans l'édition Nord N. 8602 par

Pendant un an, entre octobre 2011 et octobre 2012, le restaurant avait dû cesser ses activités en raison d’un incendie. Marie-Claude et Alain Capelle l’ont relancé, préférant ne pas interrompre une aventure commencée en 1987.

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D.R.

Marie-Claude et Alain Capelle posent à côté de la maquette de leur auberge réalisée au sein de l’association Beaufort en Nord. Elle a salué la renaissance de leur établissement.

 

Fin juin, Marie-Claude et Alain Capelle − qui tiennent l’Auberge de l’Hermitage, à Beaufort, au sud de Maubeuge − avaient très envie de prendre un peu de vacances. Rappelons qu’un sinistre accidentel avait, le soir du 6 octobre 2011, rendu leur restaurant inexploitable. Mais un an plus tard, après de gros travaux (une toiture entièrement refaite notamment) et beaucoup de tracas administratifs, ils ont rouvert.

Neuf mois après cette renaissance, le couple, fatigué mais heureux, tire un bilan. «C’est reparti très fort, explique Alain Capelle, le chef cuisinier. On a fait 4 000 couverts en trois mois et les réservations ont démarré alors que les travaux n’étaient pas finis et qu’on ne savait pas si on allait tenir nos délais…»

Bilan. Aujourd’hui, l’auberge, qui est aussi une entreprise, a retrouvé un effectif de croisière. «On est sept avec mon épouse. Clotilde, notre serveuse, est revenue. Nous avons aussi Sylviane qui s’occupe du ménage et trois apprentis en cuisine, Amélie, Aurélien et Kévin. Il nous manque encore deux apprentis en salle mais on a du mal à recruter dans nos métiers.»

Si les travaux du restaurant ont été terminés pile pour la réouverture, grâce à un été 2012 très actif des entreprises, le patron reconnaît que «tout n’est pas encore réglé pour la partie habitation privée».

Le couple ne cache pas non plus que, moralement, le choc et ses suites ont été rudes. «Les assurances classiques ont joué le jeu mais j’invite vraiment tous les restaurateurs à vérifier s’ils sont bien couverts et à comprendre comment fonctionne cette assurance perte d’exploitation qu’on ne touche qu’après la reprise et un chiffre d’affaires prouvé…»

Des soutiens. Alain Capelle confie qu’ils auraient pu «toucher le chèque et partir», mais qu’ils ont préféré reconstruire et reprendre une aventure commencée en 1987. «A l’époque, on était déjà partis de zéro et aujourd’hui on reçoit les enfants de nos premiers clients. Alors, on est restés.» Il reconnaît qu’ils ont été soutenus : «Des élus, des collègues, les clients, qui suivaient des yeux le chantier en passant sur l’ancienne RN2, nous ont témoigné de leur sympathie. La presse a parlé de nous régulièrement.»

Avec son épouse, il est fier et ému de montrer la maquette de son restaurant venue de l’association locale Beaufort en Nord.

Leur projet pour leur établissement, c’est tout simplement celui de rester à son niveau, celui qu’indiquent leurs titres de Maître cuisinier de France et Maître restaurateur, ainsi que leurs trois fourchettes au Michelin. «On a juste simplifié notre carte.»