Groupe Casaque à Villeneuve-d’Ascq

Dans l’univers créatif et écoresponsable du cadeau promotionnel

Publié dans l'édition Nord N. 8622 par

Vous l’avez certainement remarqué en faisant vos courses de Noël, les marques n’hésitent pas à garnir le panier de leurs clients de petits cadeaux. De la peluche en passant par le stylo, la pochette de maquillage ou encore le jouet pour enfant, ces produits sont, au-delà de l’envie de faire plaisir, un moyen pour le consommateur de devenir fidèle.

Vous devez être connectés pour visualiser cet article

Dans un monde où les clients n’hésitent pas à mixer achats en boutique et achats en ligne, ainsi qu’à comparer les prix, les marques doivent tirer leur épingle du jeu. D’autant que les consommateurs y sont sensibles : recevoir un cadeau déclencherait l’acte d’achat. Puisque la région est depuis toujours le berceau de la vente à distance − pionnière dans le cadeau promotionnel − c’est tout naturellement  à Villeneuve-d’Ascq que s’est créé le groupe Casaque en 1997, à l’initiative de Frédéric Delloye et Jérôme Descamps. Spécialiste du domaine pour les grandes marques internationales, le groupe réunit quatre sociétés : la CIAD (Compagnie internationale d’achats et de distribution) pour les cadeaux promotionnels de la VAD, Anaïk Fashion pour les accessoires de mode, Anaïk Beauty pour les cadeaux et accessoires de beauté et Mode&Co pour le marketing participatif. Soit 40 millions de produits importés chaque année – testés et certifiés –, 5 000 échantillons, 130 salariés… En 2013, Casaque a réalisé un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros. Avec trois familles de produits : la bagagerie, le textile et l’électrique/électronique. «Offrir un cadeau coûte moins cher à une marque que de réaliser une remise. Il fidélise alors que la remise ne le fait pas. Notre métier repose sur notre capacité à faire du cadeau sur mesure avec un objectif d’usage et d’image. Le cadeau doit être en adéquation avec la marque», détaille Frédéric Delloye. Et des idées de cadeaux, il y en a des milliers à Villeneuve-d’Ascq : on pourrait presque se perdre dans ce vaste showroom de 4 000 m2 où se côtoient aussi bien des clés USB que des sacs, des tasses ou encore des vêtements chauds. La tendance ? Les produits électroniques. Mais surtout des cadeaux utiles qui ne finissent pas dans le placard.

 Mais imaginer et concevoir un cadeau, ce n’est pas si simple. Avant tout, il faut prendre en compte les contraintes des clients, dont la première reste bien souvent le prix : une marque consacre en moyenne 1,50€ HT au cadeau, exception faite des grands noms du luxe. «Nous travaillons à partir des tendances de la mode pour proposer des collections en amont. Tout en personnalisant en fonction de la marque et du pays», poursuit Frédéric Delloye. Créativité et approvisionnement maîtrisé sont les maîtres mots de Casaque : imaginer des produits à succès tout en respectant des contraintes de prix drastiques et… l’environnement ! A raison de 40 millions d’articles importés chaque année, il a fallu trouver des usines capables de produire entre 30 000 et 900 000 pièces ! Direction donc l’Inde et la Chine mais non sans un contrôle très poussé : les usines sont auditées chaque année pour savoir si elles remplissent les codes de l’OIT, Organisation internationale du travail. «Les choses se sont améliorées. Nous travaillons depuis plus de dix ans avec les mêmes fournisseurs et nous leur avons transmis nos valeurs. Oui la créativité, la qualité et la réactivité sont indispensables, mais les aspects sociaux et environnementaux le sont tout autant», ajoute le PDG. Des valeurs fortes que le groupe inculque en interne mais aussi à ses clients en leur proposant des produits plus respectueux de l’environnement. Cela passe déjà par la conception dématérialisée du produit avec le logiciel Easy-Sampling : terminés les allers-retours incessants entre Casaque et le client pour aboutir au produit final, place au cadeau virtuel qui limite les déplacements ! Avec à l’appui, photos à 360 degrés, couleurs et matières à disposition. Le groupe s’est fortement engagé dans ces démarches depuis 2008. Alors, même si les marques ne sont pas toutes prêtes à mettre le prix, et les consommateurs, à renoncer au cadeau pour planter un arbre, l’important c’est la sensibilisation. Casaque s’est donc engagé dans une démarche de «produit propre» : des cargos d’approvisionnement qui naviguent moins vite et donc qui consomment moins, des emballages oxo-dégradables (avec une durée de vie dix fois moins longue qu’un emballage classique) ou à partir de minéraux. «Nous entourons le produit d’une empreinte environnementale», ajoute Coralie Paris, responsable du développement durable.

D.R.

Frédéric Delloye, un des fondateurs du groupe, et Coralie Paris, responsable du développement durable.

 L’économie responsable au quotidien. Sensibiliser ses clients, c’est bien. Sensibiliser ses collaborateurs, c’est encore mieux ! Des «groupes stratégiques» portés par les salariés ont été créés pour apporter des solutions de progrès en environnement, en achats éthiques ou en ressources humaines. Conciergerie d’entreprises, crèche d’entreprises, restauration ambulante sur le parking, programme de formation, le bien-être des salariés est mesuré chaque année par un baromètre. Le site de Villeneuve-d’Ascq a été certifié ISO 14001 en 2009 et 2011. C’est certainement cela le secret de la réussite : une implication des clients mais, avant tout, celle des collaborateurs.

Anaïk Beauty s’engage pour le reforestation en Chine

 Filiale du groupe Casaque spécialisée dans les cadeaux et accessoires de beauté, Anaïk Beauty développe depuis 2005 une politique active de RSE, impliquant ses clients sur les problématiques environnementales. Car qui dit échanges d’échantillons (jusqu’à une cinquantaine !) dit émissions de CO2… «Notre activité génère, sur une année, près de 3 500 tonnes de CO2, équivalant à 393 tours de la Terre en voiture», détaille Virginie Mazelier directrice d’Anaïk Beauty. La société a ainsi développé un projet exclusif – «Trees for Life» – en collaboration avec le collectif français Pur projet (dont les fondateurs sont par ailleurs créateurs de la marque « Alter Eco »). L’organisation accompagne les entreprises dans la problématique du climat via la régénération et la préservation d’écosystèmes. Une partie du chiffre d’affaires d’Anaïk Beauty est donc reversé pour financer la plantation d’arbres dans le province du Yunnan en Chine. «Nous essayons aussi de limiter nos échantillons. Les économies réalisées seront réinvesties dans ‘Trees for Life’. Nous impliquons nos clients dans cette démarche. Réaliser des échantillons, c’est inhérent à notre métier mais nous pensons en amont à la pertinence de la maquette», poursuit Christine Bourge, coordinatrice achats qualité et RSE. 60 arbres ont déjà été plantés.