Quent’hel remet la mercerie au goût du jour

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8619 par

Les merceries de centre-ville, une activité en voie de disparition ? Pas si sûr à en croire les arguments avancés par Bénédicte Gille. Elle vient d’ouvrir une boutique dans le centre de Noeux-les-Mines et ses débuts sont plus que prometteurs.

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ACT'Presse

Bénédicte Gille a ouvert une mercerie à Nœux-les-Mines, alliant sa passion pour la couture et le tricot avec son activité professionnelle.

Le plus beau métier du monde ne serait-il pas celui qu’on exerce avec plaisir ? C’est en tout cas ce que pense Bénédicte Gille, qui vient de créer une mercerie dans le centre-ville de Nœux-les-Mines.
«Je n’avais jamais eu d’activité professionnelle proprement dite, j’ai élevé mes enfants en me disant que lorsqu’ils seraient plus grand, je me trouverai une activité.» Pour elle qui aime la couture et le tricot, cela semblait logique de s’investir dans une activité qui puisse lui apporter du plaisir.
Il y a neuf ans, la mercerie de Nœux-les-Mines fermait ses portes. Elle s’y était intéressée mais «le loyer était beaucoup trop important, j’ai donc décidé d’attendre d’autres opportunités». Sa patience a finalement payé début 2013. «J’ai repéré un local commercial adapté à ce que je recherchais, juste en face de la mairie.» Quelques renseignements plus tard, Bénédicte se décide à poser une option sur le local et entame les démarches pour créer sa mercerie.
Sous le statut d’auto-entrepreneur et avec ses deniers personnels, elle créée donc la mercerie Quent’hel, en référence aux prénoms de ces enfants (Quentin et Hélène). «L’auto-entreprise me permet de savoir à l’avance le montant des charges que je vais devoir payer : idéal pour me lancer et tester mon activité», avoue-t-elle.

Débuts prometteurs. Le temps de faire quelques travaux et aménagements dans le local, mais aussi d’obtenir les autorisations nécessaires pour démarrer son activité, là voilà déjà en septembre.
«Le choix de Nœux-les-Mines n’est pas anodin : c’est une ville proche de mon habitation, une commune dynamique où il n’y avait plus de concurrence dans ce domaine d’activité. Ajoutons à cela qu’il y a beaucoup de passage et de nombreuses places de stationnement gratuites», énumère Bénédicte pour justifier son choix.
La mercerie Quent’hel a ouvert ses portes le 1er septembre, le jour de la braderie. Et le moins que l’on puisse dire c’est que la population locale a accueilli chaleureusement la nouvelle commerçante. «C’est un métier en développement, la demande en accessoires de couture est portée par la crise», se réjouit-elle. Mais les arguments ne s’arrêtent pas là. Madame Gille et son mari ont fait le choix de vendre des produits réputés : Pingouin pour la laine, du fil fabriqué en Allemagne…
Après quatre mois d’activité, Bénédicte Gille est satisfaite : «Le panier moyen est certes assez faible, mais les clients reviennent et font également appel au service couture que je propose
L’année 2014 sera  une année importante pour la petite mercerie : certes se faire connaître, mais aussi développer l’activité. «J’ai déjà pensé à organiser des ateliers couture, tricot ou encore patchwork et scrapbooking. Je ne veux cependant pas aller trop vite et passer les deux premières années», conclut la jeune chef d’entreprise.