Ce 30 janvier au Kinépolis à Lomme

Une cinquantaine d’entreprises proposent plus d’un millier de postes

Publié dans l'édition Nord N. 8624 par

Sur le site www.48h-emploi-formation.com les candidats préparent déjà leurs visites à ce forum de recrutement qui accueille chaque début d’année plus de 5 000 visiteurs au sein du complexe cinématographique lommois.

 Pour L4M, préparer sa visite est un impératif. La PME lilloise, organisatrice des «48 heures pour l’emploi» et la formation au Kinépolis de Lomme ces 30 et 31 janvier, a pour ce faire mis en ligne le site www.48h-emploi-formation.com. Le visiteur peut cibler les entreprises et identifier les postes à pourvoir. Il devrait y en avoir plus de 1 000, proposés par environ 50 entreprises. Certains pourvoyeurs d’emploi sont particulièrement attentifs à cet aspect qu’est la préparation. «Idéalement, il faut que le candidat connaisse un petit peu l’entreprise, indique Charlotte Hennette, chargée de développement RH chez Boulanger, acteur de la grande distribution qui, depuis trois ans, recrute presque systématiquement à la suite de chaque édition de ce salon. Connaître l’entreprise c’est montrer de l’intérêt pour celle-ci. Le candidat doit avoir fait une démarche personnelle de recherche d’information sur l’entreprise, sur ses valeurs, son fonctionnement et sur les contenus des postes proposés.» La motivation tant recherchée par les recruteurs commence peut-être là. «Eviter d’arpenter au hasard les allées du salon à la façon d’un touriste», indique un autre recruteur. Préparer le salon c’est aussi se munir d’un CV, voire une lettre de motivation adaptée à l’offre ciblée. «C’est le signe que le salon a été préparé», indique un autre spécialiste (voir l’encadré p4).

D.R.

Plus de 4 000 visiteurs attendus. (photo archive)

Comme pour les précédentes éditions, cette 7e édition est multisectorielle. Avec toutefois une forte présence de la banque/assurance/protection sociale/crédit et de la distribution. Les postes proposés sont diversifiés, allant de  l’encadrement aux postes d’exécution. «Nous recherchons des responsables univers, des responsables d’exploitation mais aussi des profils de vendeur, d’hôte de caisse, de technicien-conseil, de livreur, mais pas forcément en très grand nombre, c’est-à-dire une dizaine, indique Charlotte Hennette. Nous avons aussi des besoins en services centraux. Ils sont significatifs dans le domaine de l’informatique, le web.» Le secteur de l’énergie est présent à travers de gros pourvoyeurs d’emploi : EDF, GRDF, ERDF. Ce dernier propose «une large palette de métiers, accessibles à tous les niveaux de formation». «Ces métiers sont répartis en quatre grandes familles : relation clients et fournisseurs, exploitation des ouvrages, développement des réseaux et fonctions transverses», indiquait une responsable d’ERDF à L4M.

 «Il y a du boulot…» Côté professionnels du recrutement, la visibilité en termes d’offres en ce début 2014 est diversement appréciée. «C’est toujours un peu plus calme en début d’année, mais ça reprend doucement», fait savoir Aurélie Tonnelle, de chez Job Link. Pour ce spécialiste du travail temporaire et du recrutement installé à Lille en mai dernier, les «gros besoins en ce moment» sont sur des postes de télévendeur, de préparateur de commandes, de chauffeur-livreur, de téléconseiller (bilingue néerlandais en particulier), etc. Pour Stéphanie Bonduel, «il y a du boulot». «Il y en a moins qu’il y a trois ou quatre ans, mais je trouve qu’il y en a plus que de besoin», indique la dirigeante de S2B-rh conseil. Ce cabinet de ressources humaines à Marcq-en-Barœul recherche des «profils bac + 3 quoi qu’il arrive, en marketing, en administratif pour des postes en CDI».  Chez Fed finance, cabinet de recrutement lillois spécialiste des métiers financiers, comptables et de gestion, «on a peu de visibilité». «Nous sentons chez nos clients une certaine prudence», fait savoir Nicolas Ghislain, responsable régional de Fed finance.

 En région le chômage progresse

Le Nord-Pas-de-Calais comptait en novembre 2013 environ 261 600 demandeurs d’emploi, en hausse de 3,1% sur un an. Sur l’ensemble du 3e trimestre de l’an dernier, le taux de chômage a atteint 14%. Soit 4 points de plus que la moyenne nationale. Sur ce même trimestre, alors que le nombre de postes proposés par Pôle emploi à l’échelle nationale stagnait, il a progressé de 6,1% en région, s’élevant à 35 320.