De l’autre côté de la frontière

Publié dans l'édition Nord N. 8636 par

«Ryanafair » à Zaventem. C’est le jeu de mot de Benoît Cerexhe, leader du parti CDH au parlement de Bruxelles, à propos du lancement de la compagnie irlandaise à Bruxelles. L’édile proteste contre cette arrivée «anarchique» qui va augmenter les nuisances avec 20 000 mouvements d’avions annuels supplémentaires. Le député-bourgmestre de Woluwe-Saint-Pierre a dénoncé le modèle […]

Vous devez être connectés pour visualiser cet article

«Ryanafair » à Zaventem. C’est le jeu de mot de Benoît Cerexhe, leader du parti CDH au parlement de Bruxelles, à propos du lancement de la compagnie irlandaise à Bruxelles. L’édile proteste contre cette arrivée «anarchique» qui va augmenter les nuisances avec 20 000 mouvements d’avions annuels supplémentaires. Le député-bourgmestre de Woluwe-Saint-Pierre a dénoncé le modèle économique de cette compagnie qui choisit des horaires de départ d’arrivée très décalés. Il estime que 200 000 Bruxellois sont concernés par ces nuisances sonores. Benoît Cerexhe préconise une spécialisation de Zaventem sur des vols de passagers de jour et ne pas courir derrière le volume. Ryanair amène près de 200 vols hebdomadaires à l’aéroport de Bruxelles.

 Le travail le dimanche. Le syndicat LBC-NVK a annoncé, le 27 février dernier, la fin du mouvement de protestation des employés du groupe de distribution allemand Aldi à Roulers. Motif de cette manifestation, l’ouverture des magasins le dimanche. Une dizaine d’enseignes du groupe étaient fermées pendant la «visite» syndicale au siège flamand de la direction. Le plan de réorganisation de la direction a été abandonné.

 Contrôle social. Autre action sociale, celle qui a amené une quinzaine de manifestants du Parti du travail en Belgique devant les locaux de l’Office national de l’emploi (ONEM). Ils étaient venus protester contre la procédure de contrôle et de sanction des jeunes demandeurs d’emploi en stage d’insertion professionnelle (SIP) après avoir été dans un dispositif de stage non rémunéré…

 Printemps économique belge ? La confiance des entrepreneurs belges s’est apprécié en février passant de – 6,4 en décembre 2013 à – 4 le mois dernier. Cette courbe synthétique globale est la meilleure depuis juillet 2011 selon les données de la Banque nationale de Belgique (BNB). «Le climat des affaires s’est très nettement raffermi dans les services aux entreprises et plus modérément dans la construction. En revanche, la conjoncture s’est très légèrement affaiblie dans l’industrie manufacturière et dans le commerce», a indiqué la BNB dans son dernier communiqué.

 Une étrange dette à la SNCB. La compagnie nationale de transport détient une dette qu’elle ne s’explique pas… Lors du comité d’audit du 21 février dernier, une note a établi une augmentation importante de la dette (de 576 millions d’euros en 2009 à 1,303 milliards d’euros l’an dernier). Une partie de celle-ci (évaluée à 225 millions d’euros) ne semble pas avoir de provenance établie. Un premier balayage a permis de voir que des défauts de paiement ou des amendes avaient été surestimés. En 2013, 38 millions d’euros de dette ne s’expliquent pas selon le quotidien Le Soir.

 Le prix de l’eau monte. Le prix de l’eau en Wallonie va augmenter de 6 centimes d’euros par mètre cube après l’autorisation du ministre fédéral de l’Economie, Johan Vande Lanotte, à la Société wallone des eaux (SWDE). Le ministre avait agi de la même manière récemment avec la Compagnie intercommunale liégeoise des eaux (CILE). Le tarif de la SWDE passe à 2,5146 euros par mètre cube contre 2,7290 au CILE par exemple. Le coût de l’eau que paie le consommateur est nommé « coût vérité distribution » en Belgique. Le « coût vérité assainissement » contient une part que prend à sa charge la Société publique de gestion de l’eau (SPGE). L’autorité ministérielle vérifie les investissements qui doivent normalement fonder les demandes d’augmentation des compagnies dans les provinces.