Orange penche pour l'apprentissage

Orange : des apprentis au service du très haut débit

Publié dans l'édition Nord N. 8638 par

Dans le cadre de son programme très haut débit, Orange accélère dans l’apprentissage et recrute 1 000 alternants supplémentaires, dont une centaine rien qu’en Nord-Pas-de-Calais.

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 La mise en place de la fibre sur nos territoires est un défi technologique pour l’entreprise de télécommunications, y compris en Nord-Pas-de-Calais. Orange fait participer une nouvelle génération d’alternants à ce challenge économique, qui en devient une belle expérience humaine.

L’entreprise n’en est pas à son coup d’essai concernant l’apprentissage puisqu’ils sont déjà plus de 5 000 alternants dans le groupe en permanence. Fort de cette expérience et de son expertise dans ce type de cursus, Orange va plus loin dans le cadre du plan « France très haut débit » lancé par son PDG, Stéphane Richard, et Fleur Pellerin en septembre 2013.

L’objectif est de former des jeunes, allant du bac pro au bac +5, à un futur métier et transmettre le savoir-faire, puis, si l’expérience en entreprise (qui peut varier entre un et trois ans suivant le diplôme préparé) est concluante, engager l’étudiant une fois diplômé en CDI. A l’image de Marc, 21 ans, spécialisé en réseaux et télécommunications, qui a été engagé en septembre 2013 après avoir été apprenti au sein d’Orange pendant deux ans.

Le groupe mobilise tout naturellement les jeunes générations sur des projets d’avenir comme la fibre, car ce sont ces technologies qu’ils sont appelés à traiter et à améliorer dans les années futures.

Au-delà des projets à long terme, l’apprentissage reste l’aventure d’une rencontre entre un étudiant et son tuteur. Ce dernier est d’ailleurs formé deux jours par Orange pour exercer ce rôle pas comme les autres : il doit à la fois évaluer son élève (il participe à la notation de l’étudiant), transmettre un savoir-faire, l’accompagner et l’aider à élaborer son projet professionnel. Bref, comme son nom l’indique, le tuteur doit aider la «jeune pousse» à grandir.

La participation à la construction du projet professionnel et la relation particulière avec l’étudiant encouragent d’ailleurs souvent tuteurs et élèves à «maintenir le contact et à se revoir, même bien des années après la fin de l’apprentissage», explique Laurent Vitoux, délégué régional chez Orange. Ce dernier détaille quelques-uns des partenariats qu’entretient Orange avec les écoles de la région : «les IUT de Béthune, Saint-Omer et Valenciennes, mais aussi Telecom Lille».

Car l’alternance constitue une plate-forme de dialogue unique entre les écoles et les entreprises. Le tuteur pédagogique, qui assure le suivi de l’apprenti mais du côté de son établissement d’origine, se rend quatre fois par an auprès de son élève et de l’entreprise qui l’accueille. Ce contact entre le monde de l’enseignement et celui de l’entreprise, parfois méfiants l’un envers l’autre, permet de réadapter voire de créer des formations et des filières, pour être toujours plus en adéquation avec le marché du travail.

Pour Pierre Boulet, chargé de mission à l’université d’Arras, cette garantie de trouver plus de débouchés et l’aspect très responsabilisant du contrat en alternance devrait en faire «un contrat d’excellence dans les prochaines années et non plus une voie de garage choisie par défaut, comme cela est parfois présenté».

D.R.

Chloé, apprentie de 19 ans suivant un DUT génie civil, accompagnée de son tuteur Tony ainsi que de Marc, qui vient d'être engagé en CDI.

Un contrat exigeant qui demande à l’étudiant de gérer parallèlement cours et projet professionnel, procurant aux élèves une maturité et une culture d’entreprise très tôt. Le modèle de l’alternance est «appelé se répandre et à devenir une certaine norme» prophétise Pierre Boulet. Si c’est le cas, Orange aura été pionnier, ayant la «fibre» de l’alternance depuis longtemps.