A Calais, après Saint-Omer

Philippe Marcotte bâtit pour Pôle emploi

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 8687 par

Les deux agences de Pôle emploi de Calais sont dans des locaux étroits et inadaptés. Le promoteur et investisseur calaisien Philippe Marcotte se prépare à leur construire un bâtiment commun, répondant aux normes les plus en pointe, sur l’ancienne friche Renault.

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Voici quatre ans, le concessionnaire de Renault délaissait son établissement calaisien pour s’installer à Coquelles. L’ancien garage est devenu une friche sur l’avenue Saint-Exupéry. L’emplacement intéressait Philippe Marcotte qui avait un client pour intégrer le site : Pôle emploi. Une vieille connaissance du promoteur : il a déjà réalisé pour elle une opération similaire à Saint-Omer. A Calais, Pôle emploi est présent sur deux sites : rue Gustave-Cuvelier et quai Lucien-Lheureux. Nul ne sait encore si les deux agences fusionneront à l’occasion de leur déménagement mais, a minima, elles cohabiteront dans le futur bâtiment.

2 000 m² de bureaux. La friche du garage devrait disparaître rapidement du décor calaisien : le promoteur espère pouvoir la démolir en septembre. Le chantier proprement dit devrait débuter au premier trimestre de 2015. Le futur bâtiment, qui  offrira 2 000 m² de bureaux, sera classé BBC Rt 2012. Le bois et le béton lissé seront les deux matériaux les plus employés pour présenter une vue élégante aux usagers. Le cabinet d’architectes boulonnais Artifix a été choisi par M. Marcotte pour imaginer ce bâtiment et Sophie Revel, architecte calaisienne membre de ce cabinet, suit le dossier. Le futur bâtiment sera livré « clés en main » (dixit Philippe Marcotte) dans le courant du dernier trimestre 2015. Il comportera 80 postes de travail et pourra accueillir plus de 100 usagers simultanément. L’investissement se situe « entre 6 et 7 millions d’euros« . 

Il reste de la place. Pôle emploi n’occupera pas toute la friche Renault qui s’étalait sur un hectare. Après le lancement du chantier, mi-2015, M. Marcotte songe à lancer une deuxième phase avec la construction de « cellules d’activités« . Des négociations sont en cours à ce propos. De quoi relancer un secteur de Calais − la route de Dunkerque − qui connut son heure de gloire dans les années soixante-dix, à une époque où il fallait effectivement passer par là pour se rendre à la ville voisine alors en plein boom, mais qui a aujourd’hui bien besoin de ce coup de pouce.

 

ENCADRE

Investisseur jusqu’en Haute-Normandie

S’il exerce pleinement son métier de promoteur, Philippe Marcotte ne boude pas son plaisir de devenir parallèlement investisseur. Si le promoteur monte une opération pour un client, M. Marcotte ne cache pas que, de temps à autre, il est son propre client. Une fois l’opération d’aménagement terminée, il garde l’immeuble parce qu’il y a investi des deniers personnels. C’est le cas de cette opération Pôle Emploi. Par ailleurs, les activités de Philippe Marcotte le conduisent aussi en Haute-Normandie. A Neufchâtel-en-Bray où il avait conduit en 2011 une opération de requalification d’une ancienne friche Danone, produisant 10 000 m² de bâtiments d’activité. L’année 2015 verra M. Marcotte y conduire une seconde phase qui comprendra un immeuble de bureaux et divers magasins (meubles, vêtements et électro ménager notamment).

 

 

D.R.

Le futur immeuble de Pôle Emploi à Calais.