Développement commercial

L’Intermarché de Loos-en-Gohelle passe en mode hyper et drive

Publié dans l'édition Pas de Calais N. 9510 par

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Hans et Ludivine Decroos ont repris l'entreprise familiale il y a trois ans et veulent faire progresser le chiffre d'affaires de leur magasin de 30% d'ici à deux ans.

Hans et Ludivine Decroos ont repris l'entreprise familiale il y a trois ans et veulent faire progresser le chiffre d'affaires de leur magasin de 30% d'ici à deux ans.

L’Intermarché de Loos-en-Gohelle, situé à l’entrée ouest de Lens, sur la route de Béthune, termine actuellement d’importants travaux d’agrandissement de sa surface de vente. «Ce n’est pas la première fois que le magasin est en travaux. Initialement construit avec une surface de vente de 1 500 m2, il avait déjà connu une phase d’extension, le faisant passer à 3 000 m2, en 2006», indiquent Hans et Ludivine Decroos, les gérants. A l’époque, l’enseigne appartenait aux parents d’Hans Decroos, qui l’a reprise en 2011 avec son épouse.
Passant de la catégorie supermarché à grand supermarché, la volonté était, en 2006, de rajeunir le magasin. L’engouement des clients avait été immédiat, ce qui avait poussé les parents Decroos à solliciter une nouvelle demande auprès de la CDEC pour un passage à 4 520 m2.
«Obtenue en 2008, cette autorisation de nouvelle extension avait été laissée en suspens, le temps de nous permettre de prendre nos aises après la reprise», expliquent-ils. Fin 2012, pour faire face à la concurrence de plus en plus vive sur le secteur, les Decroos ont décidé de relancer ce projet, pour un démarrage des travaux en novembre 2013.
A seulement 35 ans, les jeunes repreneurs se lancent donc dans un projet d’envergure ayant pour objectif final d’accroître de 30% le chiffre d’affaires (actuellement de 17 millions d’euros)] de leur entreprise d’ici à deux ans. «Nous avons la chance de pouvoir nous reposer sur le groupement des Mousquetaires. Il nous propose de nombreux services, mais aussi un accompagnement dans des phases de travaux, comme celles que nous venons d’entreprendre.» 

Surface de vente agrandie, nouveaux services, l’Intermarché de Loos-en-Gohelle passe en mode hyper. .

Surface de vente agrandie, nouveaux services, l’Intermarché de Loos-en-Gohelle passe en mode hyper.

Des services supplémentaires. Outre le fait de faire passer la surface de vente à 4 520 m2, les travaux ont également permis d’apporter quelques améliorations au magasin. «Nous avons décidé de développer le bazar technique et de nous ouvrir sur les nouvelles technologies , indique Ludivine Decroos.
Télévisions, ordinateurs, tablettes font donc leur entrée dans l’hyper loosois. Les clients trouveront également un espace dédié au service après-vente ainsi que des caisses rapides en libre-service. «Devenu indispensable aujourd’hui pour des clients de plus en plus pressés, ce genre de caisses tend à se généraliser.»
L’Inter proposera aussi une nouvelle signalétique, ainsi d’un rayon poissonnerie traditionnel. Les rayonnages ont été complètement revus afin d’offrir une gamme de produits étendue, mais aussi «des rayons plus larges permettant une circulation plus fluide dans les allées».
L’enseigne, qui passe sous le statut des hypermarchés, proposera également trois cellules en galerie commerciale. «Un coiffeur et un opticien occuperont les deux premières, la troisième sera créée plus tard, nous sommes en attente des autorisations administratives», poursuit la gérante.
En termes de fréquentation, l’Intermarché draine déjà 10 000 clients par semaine. Mais les Decroos espèrent toucher désormais une nouvelle clientèle réticente à passer son temps à faire les courses en grande surface. «Pour cela, nous allons proposer un drive classique, avec prélèvement des produits directement dans le magasin.»
Car le drive représente aujourd’hui 10% de parts de marché, un service qui permet d’attirer de nouveaux clients et qui s’avère indispensable pour le développement des enseignes, comme pour Intermarché.
Enfin, en termes d’emploi, cette nouvelle extension nécessitera l’embauche d’une vingtaine de personnes, ce qui portera le nombre des équivalents temps plein à 50, et à 90 le nombre de personnes travaillant dans le magasin.