Vie publique

Le Medef régional veut œuvrer en faveur d’une union patronale

Publié dans l'édition Nord N. 8713 par

La feuille de route 2015 de l’organisation patronale s’articule autour d’actions telles que le développement du réseau entre chefs d’entreprise.

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Petit exercice de relativisation de l’échec des négociations sur la modernisation du dialogue social. Les négociations à Paris entre patrons et syndicats autour de la fusion de toutes les instances représentatives des salariés au sein de l’entreprise en une seule ont échoué le 16 janvier dernier. Frédéric Motte ne veut pas y voir un échec mais « une incapacité à signer« . « Le Medef avait volontairement mis la barre très haut. Les syndicats étaient partants, mais c’était compliqué de le faire accepter par leurs bases« , affirme le président du Medef Nord-Pas-de-Calais. Il y avait dans les termes de Frédéric Motte, lors de ses vœux fin janvier, comme une volonté de rassembler côté patronal. L’on sait qu’à ces négociations le Medef et la CGPME sont restés en désaccord autour de la question de la représentativité des salariés dans les TPE. Après un an à la tête du Medef régional, Frédéric Motte affirme sa « volonté forte de travailler à l’union patronale« . « Les chefs d’entreprise ne comprennent pas les petites différences entre le Medef, la CGPME et l’UPA. » C’est même l’un des axes de l’action du Medef régional cette année. 

Au-delà, le Medef régional dit vouloir mobiliser les dirigeants d’entreprise pour amplifier l’effet réseau. « Nous avons une importante action de promotion et d’adhésion qui fonctionne bien, puisque toutes les semaines ce sont plusieurs entreprises qui viennent rejoindre notre réseau. » Pour ce faire, l’organisation patronale compte mettre en place cette année « un certain nombre de rendez-vous« . Ces derniers pourraient aussi contribuer à la réussite de la « politique des mandats du Medef territorial« . Des mandats qui consistent en la représentation du monde de l’entreprise par des dirigeants bénévolement auprès des associations, universités, établissements du secondaire etc. Près de 1 600 de ces mandats sont à pourvoir.

Le patron des patrons régionaux a laissé entendre que le dialogue avec les partenaires sociaux au niveau national pourrait se nourrir du dialogue au niveau local. « On voit bien comme le dialogue social est difficile quand il est fait au niveau national, devant les caméras. On gagnerait beaucoup à décentraliser ce dialogue social dans les régions et même dans les entreprises. » Ce dialogue à l’échelle régionale passe par des rencontres « trois fois par an » entre le Medef et les syndicats.